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Il y avait du monde, jeudi dernier sur la grande scène du Nautic. Le Vendée Globe lançait sa huitième édition. Si Sodebo reste le partenaire principal du tour du monde en solitaire et sans escale, les marins sont pour la plupart à la recherche de sponsor.

Vingt-deux d'entre eux ont pris la parole. Certains avec des projets aboutis comme Vincent Riou, Sébastien Josse, Louis Burton, Jérémie Beyou ou encore Jean-Pierre Dick, dont la construction de son « Saint-Michel - Virbac » débutera en janvier : « La motivation est là, la pression monte doucement. On a réussi à redresser la barre et c'est super d'être là. On a mis nos compétences en commun avec l'équipe de Gitana pour que nos bateaux soient les plus aboutis possibles », confiait-il. Six bateaux sont donc en construction : ceux de Sébastien Josse, Jean-Pierre Dick, Armel Le Cléac'h, Morgan Lagravière, Alex Thomson et Andrea Mura, qui part sur un projet 100 % italien. La classe Imoca va plutôt bien.

 

Jourdain : « Je suis un coeur à prendre »

 

Mais à 23 mois du départ, le premier cap à franchir est celui du budget. Arnaud Boissières a décroché un but de budget et est en mesure d'acquérir un bateau. Kito de Pavant, pour lequel ça s'est un peu accéléré après l'arrivée de la Route du Rhum (3e en Class40), affirmait, hier, pouvoir être au départ en novembre 2016 avec le collectif « Made in Midi », même s'il reste encore de la route.

D'autres avancent comme Yannick Bestaven, qui est en pourparler avec Le Conservateur, son partenaire sur la Route du Rhum. Roland Jourdain, qui a déjà participé à trois Vendée Globe, aimerait vraiment y être : « C'est une drogue dure. J'ai envie d'y retourner mais je suis un coeur à prendre. Entre autres, je suis plus jeune que Loïck Peyron », plaisante le Quimpérois.

Pour Bertrand de Broc, une certitude : son monocoque sera sur la ligne de départ. Sera-t-il à bord ? « Je n'ai pas encore pris ma décision. Je suis en discussion avec un autre skipper. »

 

Un Chinois et un Américain au départ ?

 

Le Vendée Globe s'internationalise : Rich Wilson, professeur de maths américain, souhaite prendre le départ pour la deuxième fois.

Go Chuan, qui a été le premier Chinois à réaliser un tour du monde en Class40, aimerait être le premier Chinois à finir un Vendée Globe. Espagnol (Paxi Ribeiro), Suisse (Alan Roura), Hongrois (Nandor Fa), Italien (Andrea Mura et Alessandro di Benedetto) ou Belge (Christophe Bullens) : le solitaire n'est plus franco-français. Même si la plupart de ces projets ne sont encore qu'à l'état d'embryon.

Avec la nouvelle jauge, les foils possibles sur les bateaux qui vont sortir des chantiers dans les mois à venir, mais avec des mâts et quilles standardisés, la bataille navale autour du monde sur les 25.000 milles du parcours devrait être intense. Vainqueur de l'édition 2004-2005, Vincent Riou y retourne : « C'est une aventure sportive incontournable pour les partenaires et une addiction pour les marins. » Ça va le devenir aussi pour le public avec une webTV 24 heures sur 24 et trois vacations en direct le matin, le midi et le soir...

Un article de la rédaction du Télégramme

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