Aller au contenu principal

La mer est d’huile, ce 12 juillet. Personne n’est visible sur le pont des nombreux navires qui semblent immobiles en baie de Saint-Brieuc. Seule ondule la trainée du courant au pied des cinq fondations jackets (treillis métalliques) installées. Le chantier du parc éolien semble arrêté.

 

© MER ET MARINE - GAEL COGNE

 

Rythme de croisière

Une impression de torpeur trompeuse. A bord des différents navires mobilisés (jusqu’à 19 sont employés pour les travaux, sans compter les navires de transport de personnel ou de surveillance), les équipes (jusqu’à 720 personnes en mer) s’affairent. Après des débuts laborieux, en raison d’une fuite d’huile hydraulique lors d’opérations de forage qui avaient contraint l’Aeolus de Van Oord à interrompre ses opérations de mi-juin à mi-juillet 2021, les travaux semblent avoir trouvé leur rythme de croisière. Quelques 62 des 190 pieux d’ancrage servant à maintenir les fondations dans les fonds marins sont installés. Une progression qu’il est d’ailleurs possible de suivre sur la carte interactive mise en ligne par Ailes Marines, la société de projet d’Iberdrola qui porte le développement de ce parc de 496 MW.

 

© AILES MARINES

 

La sous-station installée

Surtout, le parc a commencé à émerger. Ce 12 juillet, sur la ligne d’horizon, on distingue le Saipem 7000. L’énorme navire-grue est en route pour la mer du Nord. Il doit rejoindre un nouveau projet au large de l’Ecosse. Malgré l’incident survenu le 14 avril sur l’une de ses deux grues de 7000 tonnes (hors-service jusqu’en 2023), il a pu terminer l’installation de la sous-station du champ de Saint-Brieuc. Un élément clé du parc qui collectera l’électricité produite par les 62 éoliennes regroupées en 8 grappes par des câbles inter-éoliens. Elle en élèvera la tension de 66 kV à 225 kV grâce à deux transformateurs. L’électricité sera ensuite exportée, via deux câbles, vers le poste électrique de La Doberie afin de l’injecter sur le réseau national.

La fondation jacket de la sous-station et son topside (la partie haute abritant les équipements électriques) sont arrivés sur des barges (Giant 6 et Paula) tractées par des remorqueurs (Sovereign et Bear), respectivement de Flessingue (Pays-Bas) et Hoboken (Belgique). Une fois à couple du Saipem 7000, le saisissage a été coupé sur la barge. Puis, le jacket (assemblé par Heerema Fabrication Group, filiale de Smulders) pesant 1630 tonnes pour 63 mètres de haut a été soulevé et posé sur ses quatre pieux avant scellement. Puis, le topside (livré par Equans), un cube de 55 mètres de long, par 31 de large et 23 de haut pesant 3400 tonnes a été soulevé à son tour et posé sur le jacket, avant d’y être soudé.

Première maintenance

Le CTV Seazip 6 s’approche justement de la sous-station. Des techniciens quittent le navire de transport de personnel pour grimper via une échelle sur le jacket vers le topside. Une

Aller plus loin

Rubriques
Energies marines
Dossiers
EMR : éolien offshore posé et flottant