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Nouveau succès à l’export pour Atlantique Offshore Energy, la division des Chantiers de l’Atlantique dédiée aux énergies marines renouvelables. Cette fois, c’est le groupe allemand RWE qui a choisi Saint-Nazaire pour concevoir, réaliser, installer et mettre en service une sous-station électrique. Elle est destinée au parc éolien FEW Baltic II, l’un des premiers développés dans les eaux polonaises de la mer Baltique. Le futur champ sera construit à 55 km des côtes au large d’Ustka, par des profondeurs d’eau de 30 à 50 mètres. Il aura une puissance de 350 MW, de quoi, selon RWE, alimenter en électricité renouvelable 350.000 foyers polonais.  

Prévue pour être installée en 2025, la sous-station du parc FEW Baltic II verra son topside réalisé à Saint-Nazaire. L’équipement de 2000 tonnes accueillera tous les systèmes de transformation d’énergie et de contrôle du parc. Il sera posé sur une fondation monopile.

 

276618 sous-station RWE pologne FEW Baltic II
© RWE

 

Cette sous-station polonaise est le huitième équipement de ce type commandé aux Chantiers de l’Atlantique, qui se sont imposés en une dizaine d’années comme l’un des leaders mondiaux du secteur. Une diversification dans les énergies marines qui s’est, compte tenu du retard pris par les projets hexagonaux, d’abord concrétisée à l’export. Les Chantiers de l’Atlantique ont, ainsi, livré en 2014 une première sous-station pour le parc britannique Westermost Rough (210 MW). Il y a eu ensuite, en 2018, celles des champs Rentel (309 MW) et Arkona (385 MW), en Belgique et en Allemagne. Puis enfin de premières sous-stations pour des projets français. La première, destinée au parc de Saint-Nazaire (480 MW) a été installée à l’été 2021. Suivra cette année la sous-station de Fécamp (497 MW), puis celle de Courseulles-sur-Mer (448 MW) en 2023. La même année, sortira également des chantiers nazairiens une unité de 242 MW destinée au parc Gode Wind 3, développé dans les eaux allemandes de la mer du Nord.

FEW Baltic II vient confirmer le succès de cette activité qui représente désormais 400 emplois à Saint-Nazaire, tant en production qu’en ingénierie. Mais il est aussi stratégique pour les Chantiers de l’Atlantique comme pour RWE, qui avaient déjà travaillé ensemble pour le contrat Arkona. Le constructeur français renforce avec ce projet sa présence en Europe du Nord et met un pied dans le marché naissant de l’éolien offshore polonais, dont les perspectives sont très importantes. Afin de réduire sa dépendance au charbon, la Pologne a en effet, en 2021, adopté un projet de loi pour le développement de l’éolien en mer Baltique, avec un objectif de 5.9 GW installés d’ici 2030 et jusqu’à 11 GW en 2040. FEW Baltic II fait partie des tout premiers projets à voir le jour. Quant à RWE, numéro 2 mondial du secteur avec 17 parcs en exploitation, l’énergéticien allemand voit dans la commande confiée à Saint-Nazaire une occasion de renforcer ses partenariats en France. Là où il développe déjà des parcs terrestres mais convoite aussi plusieurs des grands projets d’éoliennes en mer appelés à voir le jour le long des côtes hexagonales. RWE fait ainsi partie des candidats présélectionnés pour deux appels d'offres en cours : le premier dans un consortium avec Total Energie au large de Barfleur en Normandie (AO4) pour de l’éolien posé et le second en Sud Bretagne au large des côtes de Belle-Île-en-Mer et Groix (AO5) pour le premier parc commercial français d’éoliennes flottantes.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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