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Après le nouvel atelier de Naval Energies dédié aux hydroliennes, c’est l’imposante usine de fabrication de pales d’éoliennes de LM Wind Power qui entre en phase finale de construction. Les travaux, débutés il y a un an, doivent s’achever cet été, indique la société danoise, aujourd’hui filiale du groupe General Electric.

Le développement de ce nouveau site, qui s’étalera sur 25.000 m², représente un investissement de 100 millions d’euros. Cherbourg doit débuter son activité en fin d’année avec les pales des 238 Haliade 150 d’une puissance de 6 MW produites par l’usine GE de Montoir, près de Saint-Nazaire, au profit des trois parcs développés par EDF Energies Nouvelles à Guérande, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Cela représente en tout 714 pales de 73.5 mètres pour le site cherbourgeois de LM Wind Power. Les décisions finales d’investissement d’EDF EN, et les contrats correspondants pour GE, ne sont toutefois pas encore prises.

 

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© MER ET MARINE- VINCENT GROIZELEAU

Des pales de 73 mètres d'une Haliade 150 (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

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© LM WIND POWER

Futures Haliade-X (© LM WIND POWER)

 

En dehors des Haliade 150, l’usine de Cherbourg va rapidement travailler sur la nouvelle Haliade-X, une éolienne offshore de 12 MW en cours de développement par GE. Un prototype terrestre de cette machine doit être installé mi-2019, en vue d’une production en série à partir de 2021. L’Haliade-X sera dotée de trois pales de 107 mètres, les plus grandes réalisées jusqu’ici.

Selon GE, le site de Cherbourg permettra à terme la création de plus de 550 emplois directs et 2000 emplois indirects, les recrutements ayant d’ores-et-déjà débuté dans le bassin régional.

Naval Energies se prépare à produire des hydroliennes 

Ce dernier doit aussi bénéficier du développement de la filière hydrolienne à la pointe du Cotentin. A quelques centaines de mètres de LM Wind Power, également sur le terre-plein aménagé par Ports Normands Associés près du quai des Flamands, la nouvelle usine de Naval Energies a aussi vu le jour. Après 9 mois de travaux, cette infrastructure a été livrée en janvier et est en cours de préparation en vue de sa prochaine mise en service. D’une surface de 5500 m² au sol (5900 en tout), son atelier principal mesure 150 mètres de long pour 37 mètres de large et 20 mètres de hauteur. Equipée notamment de deux moyens de levage d’une capacité de 90 tonnes, cette usine est conçue pour produire jusqu’à 25 hydroliennes de 2 MW par an.

 

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© NAVAL ENERGIES

L'usine d'hydroliennes de Cherbourg (© NAVAL ENERGIES)

 

L’une des deux premières machines réalisées par Naval Energies et testées sur le site pilote de Paimpol-Bréhat a été récemment rentrée dans l'atelier. Elle va servir de banc de formation pour les équipes avant le lancement de la production, prévu d’ici l’été. Le site débutera son activité avec deux hydroliennes, les premières assemblées à Cherbourg. L’une destinée à un site d’essais au Japon et livrable en fin d’année, et l’autre pour le parc pilote de la baie de Fundy, au Canada, où son installation est prévue au printemps 2019. Naval Energies espère ensuite enchainer avec les 7 hydroliennes du projet pilote du Raz-Blanchard, porté par EDF EN, puis table ensuite sur les premiers appels d’offres pour le développement de fermes commerciales.

 

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© NAVAL ENERGIES

Une turbine d'hydrolienne sur une barge d'installation (© NAVAL ENERGIES)

 

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