Aller au contenu principal

Situé entre 15 et 40 km de l’est du Danemark, en mer Baltique, ce sera le plus grand champ éolien offshore dans les eaux danoises. Kriegers Flak (604 MW) vient de voir la soixante-douzième, et dernière, éolienne Siemens Gamesa de 8.4 MW installée. La première turbine avait été installée en février. Reste à réaliser des essais et la certification du champ éolien, mais Vattenfall, qui développe ce parc, se félicite d’être dans les temps, malgré la pandémie. Kriegers Flak doit être inauguré après l’été, alimentant environ 600.000 foyers et augmentant la production éolienne danoise de 16%.

Les fondations et pièces de transition ont été mises en place par la société néerlandaise Van Oord, qui a eu recours au navire spécialisé Svanen. Long de 102.75 mètres, pour 74.60 mètres de large, il a une coque en forme de U, surmontée d’une grue de 72 mètres capable de soulever 5705 tonnes pour installer des monopiles. Les turbines étaient installées par le belge Jan De Nul, qui a eu recours au jackup Vole au Vent (140 mètres de long, pour 41 de large, pouvant soulever 116.6 tonnes à 104 mètres). Les pièces des éoliennes Siemens Gamesa étaient livrées sur le continent, au Danemark. Elles étaient ensuite emmenées sur l’île de Bornholm pour y être assemblées, avant de partir du port de Roenne vers le champ éolien.

Le plus grand parc éolien offshore danois déjà en service est le champ de Horns Rev 3, qui compte 49 éoliennes MHI Vestas de 8.3 MW, pour une puissance de 406.7 MW. Il a été mis en service en 2019, deux ans après la pose des premières fondations.

Le Danemark, qui ambitionne de diminuer de 70% ses émissions en 2030, par rapport au niveau de 1990, a identifié un potentiel éolien offshore de 18 GW. Il est notamment engagé dans un ambitieux programme d’îles énergétiques, l’une sur l’île de Bornholm, près de la Suède, et une autre, artificielle, en mer du Nord, qui serait mise en service en 2033. Elles joueraient le rôle de hubs énergétiques, en étant entourées d’éoliennes offshore et servant de plateformes de production pour optimiser les réseaux et à l’avenir stocker de l’hydrogène vert. Ce dispositif vise à développer 10 GW de champs éoliens.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

Aller plus loin

Rubriques
Energies marines