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L’entreprise lorientaise Ship As A Service, a annoncé qu’elle avait signé un accord de collaboration avec la britannique (Falmouth) Inyanga Maritime, spécialisée dans les opérations en mer pour les énergies marines, qui vient d’ouvrir une filiale à Rennes. Les deux sociétés veulent travailler ensemble sur des projets dans les énergies marines renouvelables. Elles doivent « mettre en commun leurs compétences et moyens navals complémentaires afin de proposer des offres clés en main aux nombreux acteurs de ce secteur », expliquent-elles.

Inyanga Maritime s’est illustré les années passées en installant de nombreuses hydroliennes en Europe, comme celles de Sabella, mais travaille aussi dans l’éolien en mer. L’entreprise, qui compte une quinzaine de salariés, avec des capacités en ingénierie maritime et offshore et en architecture navale, vient de faire l’acquisition de l’Inyanga Entsha (ex-Bourbon Liberty 121 construit en 2010), un navire DP2 de 58 mètres qui va être équipé d’un portique de levage de 75 tonnes avec compensateur de houle et d’une grue de 15 tonnes pour déplacer des colis lourds. Avec cette taille de navire, Inyanga espère combler un vide du marché entre les gros navires de construction offshore et les multicats côtiers. De son côté, Ship As A Service, qui propose des services clés en main pour des opérations en mer, dispose d’une flotte d’une dizaine de navires de travail et de survey, de robots sous-marins d’observation (ROV), de drones. L’entreprise avait notamment acquis la branche marine de la Comex en juillet 2020, comptant, par exemple, les navires hauturiers Minibex et Janus2.

 

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© INYANGA

(© INYANGA)

 

« Nous voulons proposer une gamme de services les plus étendus possible, chacun avec ses compétences et ses capacités », explique Hervé Allaire, qui dirige SAAS. « Notre expertise concerne les projets où il y a une forme de complexité réclamant des méthodes robustes et des navires agiles ». Diane Dhomé, chef de projet chez Inyanga, ajoute : « On a des compétences et des moyens vraiment complémentaires. Nous avons un bateau qui seul ne peut rien faire, alors que Ship As A Service est capable d’apporter un robot sous-marin, des moyens de positionnement sous-marin, de survey…» De son côté, au-delà de l’Inyanga Entsha, Ship As A Service veut profiter des « capacités d’ingénierie qu’on peut trouver chez Inyanga », indique Hervé Allaire. Diane Dhomé sourit : « On est là pour les moutons à cinq pattes et les problèmes un peu compliqués ».

Déjà, Inyanga travaille avec Sabella à la conception d’un système de connexion sous-marin pour son hydrolienne. Il s’agit de faire la connexion sous l’eau, sans bretelle de câble (un élément qui pose problème sur son prototype D10 posée dans le Fromveur, près d’Ouessant). Par ailleurs, « on a remis des offres et fait des propositions techniques sur tous les parcs en cours de construction » en France, ajoute Hervé Allaire. Par ailleurs, en plus des énergies marines, il espère aussi qu’ « on va se retrouver sur des essais industriels en mer », qu’ils soient du monde de l’océanographie ou de la défense.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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