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EDF Renouvelables a annoncé vendredi 15 octobre qu’il avait retenu TSM Windcat pour transporter du personnel vers le parc éolien de Fécamp. TSM Windcat, société réunissant l’armateur rouennais Thomas Services Maritimes et la société néerlandaise Windcat Workboats, a commandé deux nouveaux CTV du type Windcat Mk 3.5 (les TSM Windcat 53 et 54) dont les coques seront construites chez Delavergne, en Vendée, comme leurs aînés (TSM Windcat 49 et 52) pour le parc de Saint-Brieuc. Selon les promoteurs du projet normand, TSM mettra à disposition un navire pour le parc de Fécamp pendant les phases de construction, puis de maintenance. Le TSM Windcat 53 devrait être opérationnel dès le deuxième trimestre 2022.

L’armement a lancé auprès du chantier vendéen la construction d’une série de CTV pour le marché français de l’éolien. Ce sont des catamarans à coque et timonerie aluminium et cabine en fibre de carbone. Longues de 24 mètres, ces unités peuvent transporter 26 personnes à la vitesse de 26 nœuds. « Nous sommes maintenant occupés à recruter et à former les équipes françaises de TSM Windcat, à terre et en mer, avec le support de notre partenaire Windcat Workboats, et nous sommes impatients de commencer nos opérations en 2022 à Fécamp », a expliqué Loïc Thomas, qui dirige l’armement normand. De son côté, Bertrand Allanic, directeur du parc, s’est dit « heureux de contribuer à la poursuite du développement de TSM, société rouennaise, qui s’est investie dans l’éolien depuis plusieurs années ». Et d’ajouter que « pour le Parc éolien en mer de Fécamp, c’est une nouvelle preuve de sa volonté d’imprimer au projet un ancrage normand fort ».

TSM Windcat est déjà présent sur le parc de Saint-Brieuc, développé par Ailes Marines, filiale d’Iberdrola. Il assure le transport de techniciens sur un navire naviguant sous pavillon tricolore avec deux équipages (6 marins au total) français. Livré cet été, la coque a été construite chez Delavergne, en Vendée, et équipée aux Pays-Bas par Windcat. Une deuxième unité est attendue pour la fin de l’année.

Issu du premier appel d’offres attribué par l’Etat français en 2012, le parc de Fécamp va produire 496 MW, grâce à 71 éoliennes Siemens Gamesa de 7 MW (SWT-7.0-154), réalisées au Havre et assemblées à Cherbourg. Elles seront montées sur des fondations gravitaires qui poussent sur le quai de Bougainville, au Havre, avant une installation menée par Saipem à partir de l’année prochaine. Le champ est installé sur une surface de 60 km2 à une distance comprise entre 13 et 22 km de la côte. Il entrera en production en 2023.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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