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Le premier ministre, Jean Castex, a profité samedi 25 août de son déplacement à Saint-Nazaire, en compagnie de la ministre de la Transition Ecologique, Barbara Pompili, et de la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, pour annoncer la volonté du gouvernement d’étendre le futur parc éolien au large de Barfleur. Dans un dossier de presse, Matignon a annoncé saisir « la Commission nationale du Débat public sur un éventuel second projet éolien en mer » dans la zone retenue au large de Barfleur, ouvrant la voie à une nouvelle procédure. Et ce, alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2019-2028 prévoit l’attribution d’un parc éolien posé de 1 GW en 2023 et de 1 GW de posé ou flottant à partir de 2024 avec des tarifs cibles convergeant vers les prix de marché sur le posé.

Pour rappel, en 2020, un quatrième appel d’offres pour un projet éolien en Centre Manche a été lancé. Après le débat public qui s’est achevé il y a un an, un appel d’offres a été lancé en décembre dernier et le dialogue concurrentiel avec les six candidats retenus dans la procédure de mise en concurrence a débuté le 5 mai, en parallèle du lancement des études environnementales et techniques. Le futur parc d’1 GW devrait être mis en service entre 2028 et 2029.

Mais, d’ores-et-déjà, le débat public a ouvert « la perspective d’un projet supplémentaire », indique Matignon, sans en préciser la capacité à installer. En effet, une zone de 500 km2 a été retenue « à la lumière des avis émis » alors que le premier parc n’occupera que 150 à 200 km2, laissant suffisamment de place pour un second parc. Barfleur présente plusieurs atouts aux yeux de Matignon : la zone est propice sur le plan technique et il a déjà fait l’objet d’études de caractérisation, elle est assez éloignée de la côte (32 km au plus proche) limitant l’impact paysager, « l’enjeu pêche est limité sur la majeure partie de la zone, et modéré au sud » et « le risque pour la biodiversité est faible dans toutes ses dimensions ». De plus il permettrait de mutualiser les installations de raccordement.

Jusque-là, cinq procédures d’appels d’offres ont été lancées en 2011 (Saint-Nazaire, Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Brieuc, attribués en 2012), 2013 (Dieppe-Le Tréport et Yeu-Noirmoutier, attribués en 2014) et 2016 (Dunkerque, attribué en 2019), 2020 (Barfleur, en cours) et 2021 (Sud de la Bretagne, un projet flottant de 250 MW dont on attend de connaître les candidats présélectionnés). Un sixième et un septième appel d’offres devraient être lancés l’année prochaine après un débat public pour deux parcs flottants en Méditerranée (2 x 250 MW) et un autre posé dans l’Atlantique au large de l'île d'Oléron (500 MW à 1 GW).

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EMR : éolien offshore posé et flottant