Aller au contenu principal

« Nous avions une assemblée générale la semaine dernière et un conseil d’administration hier qui a validé huit nouveaux projets qui nous engagent pour les trois années à venir », a annoncé Yann-Hervé De Roeck, directeur général de France Energies Marines (FEM), lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté Mer et Marine. Ces projets de recherche collaborative représentent un budget de plus de 13,1 millions d’euros, dont 6,4 millions pour l'ITE (Institut pour la transition écologique) qui compte 53 collaborateurs.

Le projet Modulles (modélisation des dunes sous-marines à différentes échelles, d’un budget global de 3,33 million d’euros) consistera à suivre des dunes mobiles, pour répondre à certaines questions portant sur leur impact sur les fondations et les câbles des sous-marins. Une autre étude, Powseidom (Observations du vent et de la turbulence atmosphérique pour l’éolien flottant en Méditerranée, budget de 828.000 euros) sera consacrée au vent en Méditerranée pour les futurs site éoliens flottants, afin de mieux connaître des questions assez spécifiques de turbulences dans le golfe du Lion, où les vents dominants viennent de la terre et sont affectés par la topographie.

Dionysos (1,1 million d’euros) sera dédié au suivi en service d’éoliennes flottantes par jumeaux numériques. FEM étudiera aussi la pertinence de l'utilisation d'ancres mutualisées comme moyen de réduction des coûts des parcs éoliens offshores flottants dans le projet Mutanc (1,3 million d’euros). La pré-étude technico-économique Opharm (388.000 euros) concernera les différentes modalités dans la perspective de la production et l’exploitation d’hydrogène bleu à partir d’énergies marines renouvelables.

Flowtom (1,6 million d’euros) portera sur les stratégies d’opération en mer pour l’éolien flottant, en particulier pour la maintenance lourde, comme changer une pale, qui nécessite d’intervenir depuis un navire en mouvement sur une machine en mouvement également. Il s’agira en particulier de travailler sur les prédictions de l’état de la mer de manière fine pour réaliser les abordages dans les meilleures conditions, ou encore sur les prescriptions et le dimensionnement à donner aux navires. Enfin, Ecocap (2,2 millions d’euros) évaluera le risque environnemental des éléments relargués par les systèmes de protection cathodiques par anodes galvaniques et par courant imposé, et Fishow s’intéressera aux stratégies de suivi des interactions entre poissons et parcs éoliens offshore (2,4 millions d’euros).

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Aller plus loin

Rubriques
Energies marines