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Lhyfe a inauguré en grande pompe, jeudi 22 septembre, aux chantiers Eiffage de Saint-Nazaire, son installation de production d’hydrogène en mer, dans le cadre du projet Sealhyfe, soutenu par l’Ademe et la Région des Pays-de-la-Loire. Une première mondiale, selon la start-up nantaise créée en 2017 qui a fait cette année son entrée en bourse. Pour le moment, cet électrolyseur offshore reste à quai, alimenté par le réseau pour une période de six mois. Il produit d’ailleurs déjà de l’hydrogène depuis trois semaines. Au printemps, il sera déployé à 20 km au large du Croisic, sur le site d’essais du SEM-REV de Centrale Nantes, pour une campagne de 12 mois, durant laquelle le système sera alimenté par l’éolienne flottante Floatgen de BW Ideol.

 

© MER ET MARINE - GAEL COGNE

La plateforme flottante de Geps Techno a été équipée d'un électrolyseur et coiffée de l'éolienne WindQuest. 

 

Le démonstrateur a été installé aux chantiers Eiffage sur la plateforme flottante de Geps Techno, longue de 21 mètres pour une largeur de 14 mètres et culminant à une dizaine de mètres au-dessus de l’eau, avec un design conçu comme une coque de trimaran. Après une première phase d’essais de plus de deux ans, durant laquelle a notamment été testé un système houlomoteur, elle était revenue au port de Saint-Nazaire en novembre 2021. En plus de l’électrolyseur, la plateforme été récemment coiffée de la petite éolienne à axe vertical, WindQuest d’Hydroquest, qui se trouvait auparavant en test au site d’essais de l’Ifremer, à Sainte-Anne-du-Portzic.

 

Un électrolyseur adapté

Le système du projet Sealhyfe est installé dans des conteneurs fixés sur la plateforme. Au centre se trouve un électrolyseur de 1 MW, dont la taille est optimisée. Il a été conçu et fourni par Plug Power. Cette technologie d’électrolyseur rachetée il y a deux ans par cette entreprise américaine est éprouvée puisqu’elle est utilisée depuis 40 ans aux Etats-Unis, notamment dans les sous-marins pour produire de l’oxygène et de l’hydrogène. Lhyfe et Plug Power ont un partenariat depuis octobre 2021 pour installer, à terre, 300 MW d’usines de production d’hydrogène vert en Europe, d’ici 2025.

Pour Sealhyfe, le défi de Plug Power a été de concevoir un appareil capable de subir les mouvements de la mer, explique Ole Hoefelmann, directeur général de ce spécialiste de l’hydrogène : « L’adaptation principale était de s’assurer que tout ce qui est mécanique et fluides, notamment l’eau, puisse être fourni de façon fiable. Normalement, on a une installation à terre, mais ici, elle sera soumise à des vagues ». L’électrolyseur devra être en mesure de supporter des vagues de 15 mètres, des mouvements dépassant 15 degrés et des accélérations de l’ordre de 0.5

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EMR : éolien offshore posé et flottant