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Utiliser la supraconductivité dans les génératrices des turbines éoliennes : c’est le pari relevé par le projet Ecoswing, dans lequel le spécialiste français Jeumont Electric s’est investi aux côtés de huit partenaires européens. La première machine de 3.6 MW devrait quitter l’usine dans deux semaines pour rejoindre le banc de test de Fraunhofer en Allemagne avant d’être mise en condition d’exploitation réelle sur une éolienne bipale au Danemark pendant un an.

 

181128 génératrice superconductive Jeumont
© DROITS RESERVES

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181131 génératrice superconductive Jeumont
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L’idée derrière l’utilisation de transmission par supraconductivité est l’importante réduction de masse qu’elle offre. Les supraconducteurs sont en effet capables de conduire l'électricité sans résistance et peuvent se substituer avantageusement au cuivre, 100 fois moins performant. En réduisant les matériaux comme le cuivre, on réduit donc le poids global de la machine.

Le prototype, conçu par Jeumont et le cabinet allemand Eco 5, devrait, selon les porteurs de projet, permettre de démontrer la compétitivité de cette génératrice et de son convertisseur face à leurs équivalents à aimant permanent. Il s’agira également de développer un ensemble cryogénique, nécessaire au fonctionnement de la supraconductivité, ainsi que des bobines adaptées.

 

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