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L’entreprise brestoise Guinard Energies Nouvelles a finalement pu installer son hydrolienne au Togo. Ce modèle P66 (de 66 cm de rotor, d’une puissance nominale de 3.5 kW) a été mis en service après trois semaines de travaux en novembre dernier. L’installation menée par les équipes de Guinard et Reusch Energietechnik avait été retardée d’un an en raison de la pandémie. L’énergie alimente le village de Gbandidi, situé dans le sud-est du pays, à la frontière béninoise.

L’hydrolienne immergée sur le fleuve Mono, qui marque la limite entre les deux pays d’Afrique de l’Ouest, complète un système comptant également un ensemble photovoltaïque (7kWc) et un parc de batteries à eau salée (20 kWh). Ce système hybride a été conçu par Reusch Energietechnik à la demande du consortium germano-togolais CIREG. Il doit alimenter le village pendant la saison sèche comme la saison des pluies. Un convertisseur C66 Guinard Energies Nouvelles permet de coupler les deux sources d’énergies. Par ailleurs, un bras de déport et un mono flotteur facilite le placement de la turbine dans le courant en quelques minutes seulement. A terre, deux conteneurs de 20 pieds acheminés jusqu’au Togo abritent un espace dédié à la gestion technique de l’unité de production et une plateforme multi-services constituée d’un espace de travail, de deux réfrigérateurs et congélateurs et de bornes de recharge de mobiles. Une toiture entre les deux conteneurs accueille les modules photovoltaïques.

 

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© GUINARD ENERGIES NOUVELLES

(© GUINARD ENERGIES NOUVELLES)

 

Guinard a développé deux modèles d’hydroliennes : la P66 pour milieu fluvial et marin et la P154 (154 cm de diamètre, 20 kW) pour un emploi maritime et estuarien. Une P154 est testée avec le Chantier Bretagne Sud, qui appartient au même groupe (Acti), dans le cadre du projet Erseo, sur la rivière d’Etel. Par ailleurs, de petites hydroliennes ont été installées à Madagascar et en Guyane, où des études sont en cours pour en installer d’autres sur des sites isolés. Une autre doit être installée sur la Marne cet hiver.

Par ailleurs, la société a réalisé une pré-étude de potentiel hydrolien de l’île de Molène (Finistère) dans le cadre du projet interreg ICE (Intelligent Community Energy) porté par le Pôle Mer Bretagne. L’étude a été remise à la municipalité de Molène et au SDEF 29 (Syndicat d’Electricité du Finistère). Elle avait pour objectif d’étudier la faisabilité d’une installation hydrolienne couplée au réseau électrique de l’île alimentée à 100% par des générateurs thermiques.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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