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Les énergies marines renouvelables (EMR), considérées comme l’un des piliers de la transition énergétique, sont l’une des activités dans lesquelles les Chantiers de l’Atlantique se sont diversifiés ces dernières années. En moins d’une décennie, ils sont devenus l’un des leaders mondiaux du marché des sous-stations électriques de champs éoliens offshore. Ces équipements critiques constituent le cœur des parcs d’éoliennes en mer dont ils assurent le bon fonctionnement et l’exportation de l’énergie produite par ces machines vers le réseau électrique terrestre.

Conçues et réalisées aux normes offshores, afin de résister à un usage de long terme dans un environnement marin et à des conditions météorologiques extrêmes, les sous-stations sont des structures très complexes qui nécessitent des compétences de haut niveau en matière par exemple de soudure, d’intégration d’équipements électriques ou encore de peinture. Elles sont composées de deux éléments. La partie supérieure, appelée « topside », abrite tous les systèmes électriques, dont les transformateurs qui servent à convertir le courant produit par les éoliennes et acheminé par un réseau de câbles sous-marins jusqu’à la sous-station. Celle-ci va permettre d’élever sa tension de 33.000 à 225.000 volts avant d’envoyer cette électricité vers la terre, via d’autres câbles sous-marins. Le topside abrite également tous les équipements de commande et de contrôle du parc, avec de très nombreux automates qui permettent de piloter les opérations à distance et assurer la sécurité de l’ensemble. Sauf périodes de maintenance, ces sous-stations ne sont pas habitées.

 

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© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

Le second élément majeur de la sous-station est la fondation, sur laquelle repose le topside et qui est fixée sur le fond marin. Selon la nature du sol, la fondation peut consister en un énorme pieux unique, qu’on appelle « monopile », ou bien un « jacket », structure en forme de treillis métallique disposant généralement de quatre jambes. Les Chantiers de l’Atlantique travaillent également sur des solutions de sous-stations flottantes pouvant être ancrées dans les zones où la mer est trop profonde pour l’éolien posé.

 

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© IDEOL - ATLANTIQUE OFFSHORE ENERGY

 

Les dimensions des sous-stations, dont la puissance peut atteindre 500 MW, et ira au-delà à l’avenir, sont impressionnantes. Les derniers topsides produits à Saint-Nazaire pèsent dans les 2200 tonnes, pour une longueur de plus de 40 mètres, une largeur de près de 30 mètres et une hauteur d’une quinzaine de mètres. Quant aux fondations, elles peuvent dépasser les 50 mètres de haut pour une masse d’environ 1200 tonnes.

A ce jour, les Chantiers de l’Atlantique ont vendu huit sous-stations électriques, l’entreprise étant d’abord parvenue à percer sur le marché international avant de travailler pour des projets nationaux, le secteur de l’éolien offshore ayant mis très longtemps avant de démarrer en France. Le succès initial de Saint-Nazaire à l’export est d’autant plus remarquable que l’entreprise n’avait jamais produit ce type d’équipement, contrairement à la plupart de ses concurrents de l’époque, et que le marché est ultra-concurrentiel. Les Chantiers de l’Atlantique ont malgré tout pu progressivement s’y faire une place de leader grâce à leur expertise dans les projets navals complexes ainsi que des programmes de recherche et de développement ayant permis de proposer des solutions fiables et compétitives.

 

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© CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE

 

Le constructeur nazairien s’est aussi doté de moyens industriels spécifiques avec une nouvelle usine, Anemos, inaugurée en 2015 et spécialement conçue pour les projets dans les énergies marines. Elle dispose notamment d’un vaste atelier d’assemblage et de la plus grande cabine de peinture d’Europe. Atlantique Offshore Energy, la « business unit » des Chantiers de l’Atlantique dédiée au marché des EMR, a également développé ses compétences humaines, non seulement en ingénierie, mais aussi par le recrutement de nombreux techniciens et ouvriers qualifiés. Cette activité représente désormais plus de 400 emplois sur le chantier nazairien, qui s’appuie aussi sur son réseau de sous-traitants et de grands partenaires industriels, comme GE pour les équipements électriques et SDI, la filiale française de l’armateur DEME pour l’installation des sous-stations en mer.

 

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© MER ET MARINE- VINCENT GROIZELEAU

L'usine Anemos au coeur des chantiers de Saint-Nazaire. 

 

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© STX FRANCE - BERNARD BIGER

Soudeur travaillant sur une structure complexe de sous-station dans les ateliers d'Anemos. 

 

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© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

Topside d'une sous-station électrique en construction dans les ateliers d'Anemos. 

 

C’est en 2014 que les Chantiers de l’Atlantique ont livré leur première sous-station électrique, un équipement d’une puissance de 210 MW destiné au parc éolien Westermost Rough, au Royaume-Uni. Il y a eu ensuite, en 2018, des sous-stations pour les champs Rentel (309 MW) et Arkona (385 MW), en Belgique et en Allemagne. Puis des sous-stations pour des projets français. La première, destinée au parc de Saint-Nazaire (480 MW) a été installée à l’été 2021. Suivra cette année la sous-station de Fécamp (497 MW), puis celle de Courseulles-sur-Mer (448 MW) en 2023. La même année, sortira également des chantiers nazairiens une unité de 242 MW destinée au parc Gode Wind 3, développé dans les eaux allemandes de la mer du Nord. Le dernier contrat en date, annoncé en février 2022, va voir les Chantiers de l’Atlantique concevoir, réaliser et installer en 2025 la sous-station de FEW Baltic II, l’un des premiers parcs développés dans les eaux polonaises de la mer Baltique.

Toutes les offres d'emploi liées aux EMR ici : 👉 https://chantiers-atlantique.com/carrieres/offres-emploi

 

© CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE

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