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Les Chantiers de l’Atlantique ont annoncé que leur « business unit » Atlantique Offshore Energy, spécialisée dans les énergies marines, avait remporté un contrat pour construire une nouvelle sous-station. Elle a été vendue « clef en main » (ingénierie, fourniture, construction, installation et mise en service) à « un important énergéticien ». Les Chantiers n’ont communiqué ni sur le client, ni sur la localisation du parc éolien ou même sa capacité. Tout juste, indiquent-ils que la livraison du topside de 2.000 tonnes (celui du parc de Saint-Nazaire pèse 2.100 tonnes) et sa fondation est prévue en 2025.

Les Chantiers de l’Atlantique ont déjà plusieurs sous-station à construire dans les années à venir. Après la construction ces dernières années de trois sous-stations en Europe du Nord (pour le parc britannique Westermost Rough de 210 MW en 2014, puis les champs Rentel de 309 MW en Belgique et Arkona de 385 MW en Allemagne), ils ont livré la première sous-station pour un parc français qui a été installée par Deme au large de Saint-Nazaire (480 MW) en août. Ce parc est développé par EDF, tout comme ceux de Fécamp (497 MW) et Courseulles-sur-Mer (448 MW) à qui les chantiers nazairiens doivent livrer des sous-stations en 2022 et 2023. Viendra ensuite une unité de 242 MW livrable en 2023 sur le parc éolien Gode Wind 3, développé par l’énergéticien danois Ørsted dans les eaux allemandes de la mer du Nord.

Alors que le marché français a trainé à s'ouvrir, les Chantiers de l'Atlantique sont parvenus à faire leurs armes à l'étranger. Ils font désormais partie des poids lourds de ce segment de marché.

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