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La jeune société nantaise Lhyfe, fondée en 2017, poursuit ses projets en direction des énergies marines. Elle a annoncé, lundi 29 novembre, qu’elle avait signé un Memorandum of Understanding (MoU) avec Doris, une société d’ingénierie venue du monde de l’offshore et dont le siège est à Paris. Les deux partenaires veulent lancer la première éolienne flottante intégrant un système de production d’hydrogène. Ils ambitionnent de lancer un prototype à horizon 2025.

D'ici là, les deux entreprises ont un budget de 60 millions d’euros pour finaliser un design, lever des verrous techniques et économiques, développer et financer un projet pilote et identifier des projets pour un déploiement industriel.

 

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© LHYFE - DORIS

(© LHYFE - DORIS)

 

En réalité, Lhyfe et Doris mènent déjà un travail de R&D depuis un an pour trouver des solutions commercialement viables afin de produire de l’hydrogène vert en mer. Ils ont déjà développé une solution appelée Nerehyd qui permet de produire de l’hydrogène dans un flotteur de la fondation semi-submersible Nerewind conçue par Doris. Cette solution doit pouvoir être connectée (ou non) au réseau et aller de la production à petite échelle (10 MW) jusqu’à plusieurs centaines de MW. Outre Nerehyd, Lhyfe et Doris doivent étudier d’autres possibilités de production d’hydrogène en mer.

Pour mémoire, Lhyfe, qui compte une soixantaine de salariés, a inauguré il y a moins de deux mois son usine de production d’hydrogène renouvelable à Bouin, en Vendée. Elle produit jusqu’à 1 tonne par jour du premier hydrogène renouvelable au monde, produit par un électrolyseur alimenté directement par des éoliennes.

 

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© LHYFE

Le site de l'usine de Bouin. (© LHYFE)

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© LHYFE

L'usine de Bouin. (© LHYFE)

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© LHYFE

Dans l'usine de Bouin. (© LHYFE)

 

Mais l’entreprise souhaite aller plus loin et produire de l’hydrogène offshore. Elle doit tester l’an prochain un électrolyseur installé sur la plateforme Geps Techno qui sera déployée sur le site d’essai du SEM-REV de l’Ecole Centrale de Nantes, au large du Croisic. L’idée est à la fois de prouver la fiabilité de son électrolyseur et de montrer, pour la première fois, qu’il est possible de produire de l’hydrogène en mer. Lhyfe avait expliqué qu’il souhaitait déployer son électrolyseur industriellement d’ici 2024.

- Voir notre reportage détaillé sur Lhyfe

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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