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Un pas en avant vers le marché européen pour le turbinier chinois MingYang Smart Energy (MYSE). Il a signé un memorandum of understanding (MoU) au mois de décembre avec le ministère britannique du Commerce international (DIT) pour investir dans une usine de fabrication de pales, un centre de services et « en théorie » une usine pour assembler des nacelles au Royaume-Uni. MYSE et le DIT doivent aussi explorer d’autres domaines d’entrée sur le marché britannique, comme des essais d’éoliennes, des projets de démonstration d’éoliennes offshore et des parcs pilotes.

Ainsi, MYSE s’apprête à pénétrer sur le marché britannique, pays ayant la deuxième plus grosse capacité éolienne offshore au monde, après la Chine. Dépassant les 10 GW, le Royaume-Uni prévoit encore bien davantage, puisque Londres entend quadrupler cette capacité pour atteindre 40 GW d’énergie éolienne offshore d’ici 2030, dont 1 GW d’éolien flottant.

Aujourd’hui, MYSE reste encore modeste en Europe, avec 10 turbines de 3 MW de type MySE3.0-135 vendues pour le parc de Tarente, en Italie, qui est également le premier parc éolien offshore méditerranéen. Le groupe a aussi annoncé une commande pour un projet éolien flottant pilote en 2023 « dans les eaux du nord de l’Europe », sans préciser sa localisation. Néanmoins, le turbinier veut investir les marchés européens et a déjà ouvert un bureau à Hambourg. Il ne cache pas qu’il place « le Royaume-Uni au cœur de sa stratégie mondiale de l’éolien offshore ». Le représentant du DIT qui a signé le MoU s’est félicité de « l'intention de MingYang de faire du Royaume-Uni sa base européenne », ce qui « pourrait changer la donne, à la fois pour MingYang et pour l'industrie énergétique britannique ».

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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