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Le jack-up de Van Oord, en charge des travaux de forage pour les fondations des 62 éoliennes du parc de 496 MW de Saint-Brieuc, a quitté le site de construction. Il faisait route, mercredi, vers Flessingue, son port d’attache aux Pays-Bas. Une inspection complète du navire et de ses outillages doit être réalisée après l’incident survenu dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 juin. Les travaux sont donc interrompus temporairement pour analyser les problèmes rencontrés et travailler sur l’amélioration des outils. Pour sa part, l’Aethra, navire affrété par le groupe italien Prysmian pour le prétranchage en vue de la pose des câbles interéoliens, continue ses travaux.

L’Aeolus avait signalé à 6h30, lundi 14 juin, au Cross Corsen, un écoulement de 100 litres d’huile hydraulique utilisée dans les systèmes de guidage des foreuses. Ces dernières sont soumises à rude épreuve sur le sol marin, très dur. Elles ont d’ailleurs été développées spécialement pour le parc de Saint-Brieuc. La fuite a provoqué une nappe de près de 9 milles de long. Toutefois, mardi, elle s’était diluée éloignant le risque de pollution terrestre. Hier soir cependant, la préfecture maritime a fait état d'une « irisation résiduelle » observée dans l'après-midi par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale, qui dispose toujours sur place d'un bâtiment, la Thétis. Celle-ci a été chargée d'effectuer des prélèvements pour déterminer s'il y a un lien avec la fuite de lundi. 

 

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© AILES MARINES

Gabarit de forage. (© AILES MARINES)

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© AILES MARINES

Gabarit de forage. (© AILES MARINES)

 

Ailes Marines est revenu plus en détail mercredi soir sur les circonstances de l'incident. Tout d’abord, « le système électronique de sécurité du gabarit servant de guide pour les forages a détecté une fuite soudaine d’une centaine de litres de fluide hydraulique ». Les activités ont alors été stoppées, un robot sous-marin télé-opéré (ROV) a été déployé pour localiser la source de la fuite. La panne a nécessité de remonter le gabarit de forage, une opération longue, prenant environ 24 heures. Et ce, « alors que les opérations de forage des trois pieux étaient déjà très avancées » pour cette deuxième série de forages. La filiale d’Iberdrola précise que « la source de la fuite ne provient pas d’un dommage structurel du gabarit, mais d’une connexion hydraulique s’étant desserrée au cours des travaux ». Van Oord, armateur de l’Aeolus, a estimé, après coup, que 170 litres d’huile hydraulique avaient été perdus, selon Ailes Marines.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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