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Le 31 octobre, les travaux de construction du parc de Saint-Brieuc se sont interrompus pour l’hiver, a annoncé Ailes Marines, filiale d’Iberdrola, en charge de la construction. L’Aeolus, le navire jack-up de Van Oord en charge des opérations de forage, a quitté le site mardi 2 novembre pour Flessingue (Pays-Bas) après avoir attendu une fenêtre météo favorable.

Les travaux, encadrés par un arrêté préfectoral, reprendront « au plus tard », le 1er mars 2022. Ailes Marines et ses partenaires continueront les opérations de forage et de pose des pieux. Ils commenceront l’installation des câbles inter-éoliennes, des fondations jackets et de la sous-station en cours de fabrication par Equans et Smulders, en Belgique, à Hoboken. Les travaux en mer s’achèveront en 2023.

Durant les six premiers mois de travaux, l’Aeolus a foré sur cinq positions (quatre éoliennes et la sous-station). Les pieux ont été installés sur deux positions d’éoliennes (SB30 et SB26) ainsi que sur la sous-station électrique, ce qui représente 10 pieux. En tout, 19 forages ont été réalisés dont « les trois quarts à l’objectif de profondeur voulu ». Les travaux avaient commencé par la zone nord où se trouvent des roches très dures, en particulier des grès, qui rendent les opérations complexes. Ainsi, certains forages n’ont pas été achevés. Néanmoins, Ailes Marines estime que « les outils ont démontré leur efficience par leur montée en puissance progressive, y compris sur les roches les plus dures ». De plus, les opérations de prétranchage pour l’ensouillage des câbles se sont terminées avec cinq semaines d’avance en août. L’Aethra, affrété par Prysmian à Asso, en charge de ces travaux, a d’ailleurs réalisé des travaux préparatoires pour la séquence suivante.

 

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© AILES MARINES

Un pieu installé sur la parc de Saint-Brieuc. (© AILES MARINES)

 

La première phase de construction du parc n'a pas été de tout repos pour Ailes Marines. Le 14 juin, l’Aeolus avait dû interrompre les travaux pendant un mois après une première fuite d’huile hydraulique. Une seconde a eu lieu le 28 juillet. Dans les deux cas, les forages n’ont pu être achevés. Le parc rencontre aussi l’hostilité des pêcheurs locaux qui ont même contraint l’Aethra à quitter la zone le 24 juin lors d’une manifestation où des bateaux de pêche avaient abordé le navire de 94 mètres. Enfin, saisi par le comité des pêches des Côtes-d’Armor, le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour « recel de délit d’atteinte à l’égalité des candidats dans les marchés » portant sur les conditions d’attribution de la construction du parc en 2012.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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