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Le chantier du parc éolien de Saint-Nazaire est une ruche. SOV à positionnement dynamique, navire de pose de câble sophistiqué, jack-up capable de soulever des éoliennes, CTV rapides déplaçant des techniciens, navire de garde surveillant le parc… Toute une flottille vrombit jour et nuit à l’approche de la mise en service du champ de 80 éoliennes GE de 6 MW prévue pour la fin de l’année. Chacun y remplit une mission précise au sein d’une partition complexe pour achever, à temps, le premier parc éolien français qui aura une capacité de 480 MW.

 

© MER ET MARINE - GAEL COGNE

 

Le chantier du parc, codétenu par EDF Renouvelables et EIH (filiale d’Enbridge et CPP Investments), progresse vite et les résultats sont maintenant visibles à l’œil nu. En un an, les 80 fondations monopieux d’Eiffage Métal ont été installées. Le jack-up Innovation de Deme a terminé le travail en mai, avec un mois d’avance sur le planning. Désormais, les pièces de transition jaunes hérissent le plan d’eau où les petits voiliers qui croisent à proximité paraissent minuscules. Vingt-sept fondations sont équipées de leurs éoliennes GE posées par le Vole au Vent, qui a commencé les travaux le 13 avril. Le quart nord-est du parc (découpé en quatre zones) est fini. Le jack-up de Jan de Nul est désormais à pied d’œuvre dans le quart sud-ouest.

49ème câble

Pendant ce temps, les équipes de Louis Dreyfus TravOcean (LDTVO) mènent depuis l’été 2021 un travail invisible depuis la surface : raccorder les 80 fondations à la sous-station par des câbles sous-marins, avant qu’on y pose les éoliennes. L’électricité produite par les éoliennes sera ensuite exportée depuis la sous-station (un gros transformateur qui en élève la tension) vers le rivage. Ainsi, jeudi 9 juin, LDTVO installait son 49ème câble (sur 80, répartis sur 12 lignes raccordées à la sous-station). La filiale de Louis Dreyfus Armateurs basée à La Ciotat a déjà un historique conséquent en matière de pose et de réparation de câbles. Par exemple, dans le domaine de l’éolien, ses équipes ont travaillé en 2021 avec Seaway 7 sur le câblage inter-éolien du parc britannique Hornsea 2 (1.4 GW, 420 kilomètres de câbles). Mais c’est la première fois que LDTVO se voit confier seule des travaux en mer de cette envergure pour un parc éolien.

Le contrat EPCI pour la fourniture et la pose des câbles inter-éoliens a été attribué en 2019 à un consortium réunissant LDTVO et Prysmian. Le groupe italien fournit les 116 km de câbles tripolaires de 33 kV à isolation XLPE (polyéthylène réticulé)

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EMR : éolien offshore posé et flottant Louis Dreyfus Armateurs