Aller au contenu principal

La phase de débat public achevée en décembre de l’année dernière, le gouvernement avait donné son feu vert au projet d’installation d’un parc d’éoliennes flottantes de 250 MW en Bretagne sud. Suite à l’appel à candidatures lancé par la Commission de régulation de l’énergie, le ministère de la Transition écologique a annoncé, mercredi 15 septembre, avoir retenu dix candidats pour participer au dialogue concurrentiel, compte tenu de leurs capacités techniques et financières.

On y retrouve de nombreux poids lourds de l’éolien offshore, français comme étrangers. Les dix candidats, annonce le ministère, sont : le consortium formé par CIP (Copenhagen infrastructure partners) et ENI ; Eoliennes Flottantes Bretagne Grand Large (société de projet d'EDF Renouvelables et Maple Power, qui est une co-entreprise d'Enbridge et CPPIB) ; le consortium formé par les groupes Elicio et BayWa r.e ; Equinor ; Iberdrola ; Ocean Winds (co-entreprise d'ENGIE et d'EDPR) ; RWE ; le consortium formé par Shell, Valeco (filiale d'EnBW) et Eolien en Mer Participations (filiale de la Caisse des dépôts et consignations) ; le consortium formé par les groupes TotalEnergies, Green Investment Group et Qair ; le consortium formé par les groupes wpd, Vattenfall et BlueFloat Energy.

Maintenant, pendant plusieurs mois, « l’Etat va échanger avec les candidats sur un projet de cahier des charges qui intègrera plusieurs remarques formulées par le public lors du débat organisé par la CNDP (Commission nationale du débat public), en particulier concernant la prise des activités de pêche à proximité et dans le parc ainsi que l’intégration du projet dans le contexte économique local ». De plus, explique le ministère, « plusieurs réunions plénières seront organisées avec l’ensemble des candidats, dont certaines en présence des élus et des acteurs économiques locaux. Des réunions bilatérales entre les services de l’Etat et les candidats permettront également à ces derniers de faire part de leurs retours sur les documents d’appel d’offres. »

Ce projet de 250 MW sera le neuvième projet éolien en mer en France et l’un des premiers projets éoliens flottant à dimension commerciale dans le monde. S’il porte dans un premier temps sur 250 MW, le débat public a inclus la possibilité d'un deuxième parc pouvant aller jusqu’à 500 MW pour mutualiser les raccordements et diminuer les coûts.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction du texte ou des photos interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Aller plus loin

Rubriques
Energies marines