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Saison propice aux travaux en mer, l’été a permis aux chantiers de construction des différents parcs éoliens en mer français de faire un bond en avant. Alors que la mise en service du champ de Saint-Nazaire est maintenant imminente, ceux de Fécamp et de Saint-Brieuc ont également franchi des étapes importantes avec la pose des premières fondations et l’installation des sous-stations. Quant au parc du Calvados, au large de Courseulles-sur-Mer, les travaux débutent tout juste.

Fécamp : le planning est tenu

Le parc éolien de Fécamp est le dernier en date à commencer à sortir de l’eau. Un chantier qui mobilise quotidiennement une douzaine de navires. Saipem a affrété le Sleipnir de Heerema Marine Contractors pour installer les fondations gravitaires. Ce mastodonte a ainsi pu remplacer le Saipem 7000, qui a connu un accident sur l’une de ses deux grues le 14 avril et qui ne retrouvera pas sa pleine capacité de levage (14.000 tonnes avec ses deux grues) avant cet hiver. Un incident qui faisait craindre des complications, sachant que ces opérations doivent se dérouler par temps calme, pendant l’été, et que le quai de Bougainville au Havre (où ont été réalisées les fondations) devrait accueillir le futur FSRU (unité de regazéification) de TotalEnergies avec une mise en service programmée en à la fin de l’été 2023. Navire semi-submersible, le Sleipnir mesure 220 mètres de long, pour 102 de large avec un tirant d’eau de 12 à 32 mètres. Il a des capacités supérieures au Saipem 7000 puisque chacune de ses deux grues Huisman peut soulever 10.000 tonnes. C’était le plus grand navire-grue au monde lors de son lancement en 2019 par Sembcorp Marine (Singapour).

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EMR : éolien offshore posé et flottant