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En attente à Brest, le dernier vapeur de la Marine nationale va, peut être, échapper à la démolition.  Le 23 mars, nous évoquions le sort de l’Ondée, ancien bateau-citerne, désarmé il y a 20 ans. Un bâtiment oublié dont la condamnation avait été discrètement prononcée le 8 janvier. Depuis, la situation a évolué et les défenseurs du patrimoine maritime montent au créneau pour sauver l’Ondée. Au point que la condamnation de la vielle coque, désormais connue au sein de l’administration sous le nom Q864, vient d’être suspendue. « Les volontés se fédèrent pour sauver l’Ondée autour d’amateurs du patrimoine maritime. Cela dépendra notamment de l’état du bateau, que l’on cherche à déterminer. Mais, contrairement à la rumeur, l’Ondée a bien été désamiantée en 2000, ce qui permet d’envisager sa conservation », explique une source proche du dossier. Pour autant, l’affaire n’est pas encore gagnée. Car il faudra non seulement vérifier l’état technique de la coque, mais aussi trouver les ressources financières pour aboutir à un projet de sauvegarde qui reste à élaborer (par exemple un musée à flot). Différentes réunions sur ce sujet sont prévues dans les prochains jours.

 

Lancée en 1935, l’Ondée, longue de 34.8 mètres, disposait d’une chaudière avec chauffe au charbon et une machine à vapeur. Une bien belle mécanique, parée de ses cuivres et constituant le trésor de cette vielle coque. Conçu pour le ravitaillement en eau des bâtiments de la marine française, le bâtiment assura cette mission au profit de l’escadre de l’Atlantique. Coulée à deux reprises, durant la seconde guerre mondiale et en 1982, elle fut renflouée. En dehors de son action au profit des bateaux gris, l’Ondée a également servi au ravitaillement en eau des îles finistériennes, notamment Ouessant et Sein, durant les périodes de sécheresse.

Plusieurs projets ont déjà été initiés pour tenter de sauver ce dernier témoin de l’époque des vieux vapeurs, retiré du service en 1993, afin de la restaurer et de la transformer en musée. Mais aucun n’avait pu aboutir. Peut-être en sera-t-il autrement cette fois.

 

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