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Nous vous proposons aujourd’hui de revenir plus de 60 ans en arrière, lorsque les Chantiers de l’Atlantique, qui présentaient encore leur ancienne configuration méconnaissable aujourd’hui, construisaient la coque du porte-avions Foch. Grâce au fonds photographique de Saint-Nazaire Agglomération-Ecomusée, qui permet aimablement à Mer et Marine de diffuser une dizaine de photos datant de cette période, on peut voir la coque du célèbre bâtiment de la Marine nationale se monter progressivement, entre 1957 et 1959.

Le Foch (R 99) est pour mémoire le sistership du Clemenceau (R 98), intégralement réalisé à Brest où il fut mis sur cale en novembre 1955 puis mis à l’eau en décembre 1957 pour une admission au service actif intervenue en novembre 1961. Pour que la Marine nationale puisse disposer rapidement de deux porte-avions, et aussi pour apporter de la charge de travail dans l’estuaire de la Loire, la construction de son cadet est partagée entre Saint-Nazaire et Brest.

La première tôle du R 99 est déposée sur les lignes de tins le 15 février 1957. A l’époque, on ne travaille pas encore par blocs pré-armés, même si une partie des structures, par exemple les bordés, sont préfabriquées. Le travail est encore largement fait à l’ancienne, par soudage directement dans la cale de grandes plaques de tôles.

 

© CLICHE SAINT-NAZAIRE AGGLOMERATION TOURISME-ECOMUSEE

Forme Jean Bart, des ouvriers procèdent à la pose de la première tôle du porte-avions Foch, le 15 février 1957 (© CLICHE SAINT-NAZAIRE AGGLOMERATION TOURISME-ECOMUSEE)

 

© CLICHE SAINT-NAZAIRE AGGLOMERATION TOURISME-ECOMUSEE

Forme Jean Bart, des soudeurs procèdent au soudage des tôles formant le fond du porte-avions Foch, le 11 mars 1957 (© CLICHE SAINT-NAZAIRE AGGLOMERATION TOURISME-ECOMUSEE)

 

© CLICHE SAINT-NAZAIRE AGGLOMERATION TOURISME-ECOMUSEE

Forme Jean Bart, des soudeurs procèdent au soudage des tôles formant le fond du porte-avions Foch, le 11 mars 1957 (© CLICHE SAINT-NAZAIRE AGGLOMERATION TOURISME-ECOMUSEE)

 

Les gigantesques formes de construction des Chantiers de l’Atlantique surmontées de leurs grands portiques n’existent pas encore, puisqu’elles ne verront le jour qu’à la fin des années 60, lorsque le site est complètement réaménagé pour construire des pétroliers géants.La coque du porte-avions voit le jour dans l’ancienne forme Jean Bart, construite de 1935 à 1938 et dont la première réalisation fut le cuirassé éponyme, parvenu alors qu’il était encore inachevé à fuir l’invasion allemande en quittant Saint-Nazaire sous les bombes le 19 juin 1940.

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