Aller au contenu principal

L'activation du fonds national d'aide d'urgence géré par l'Association de gestion des interventions sociales maritimes (Agism) a permis, après une enquête sociale individualisée réalisée grâce au service social maritime, d'avancer aux marins une aide pouvant aller, dans certains cas, jusqu'à plus de 60 % de leurs salaires. L'Agism a assuré, depuis dimanche, l'hébergement et les frais de bouche des huit marins, après leur débarquement du navire, à l'hôtel des Gens de mer de Brest qui a pleinement joué son rôle.

Félicitations du préfet

L'Office français de l'intégration et de l'immigration (Ofii) a ainsi assumé la prise en charge intégrale des frais de rapatriement des marins (train au départ de Brest, hébergement à l'hôtel à Paris, billet d'avion pour le Honduras, le Guatemala ou la Roumanie), assortie d'un pécule versé à chaque marin (500 € par personne pour les marins non ressortissants de l'Union européenne). L'abandon des marins par l'armateur défaillant du navire constitue un délit (délit d'abandon des gens de mer prévu par le code des transports en son article L.5571-1) qui a conduit la délégation à la Mer et au Littoral du Finistère à saisir le procureur de la République de Brest. Avec le soutien d'ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport) pour les accompagner dans leurs démarches judiciaires face à l'armateur, les marins ont par ailleurs engagé une action afin de recevoir le paiement intégral de leur salaire. Le préfet du Finistère a tenu à saluer le concours exemplaire de l'ensemble des acteurs, qui a permis une excellente synergie au profit des marins : avec le soutien de la ville de Brest (centre communal d'action sociale) et celui de la Banque alimentaire.

Demi-succès pour Jean-Paul Hellequin

 

 

Un enthousiasme que ne partage pas complètement Jean-Paul Hellequin pour Mor Glaz. « Il s'agit d'une reconduite à la frontière ! ». Il estime qu'il y avait largement de quoi payer l'intégralité des salaires (51.600 €) via la ligne budgétaire du fonds de secours de l'Agism (116.000 €). « On a perdu trop de temps dans cette affaire. On avait les moyens de tout payer avant de se retourner contre l'armateur pour récupérer cet argent ».

 

 

Un article de la rédaction du Télégramme

Aller plus loin

Rubriques
Marine marchande
Dossiers
Port de Brest