Aller au contenu principal

Moins d’une semaine après l’enlèvement, le 11 mars, dans le golfe de Guinée, de 15 marins du chimiquier Davide B, un premier contact a été établi avec les ravisseurs. L’armement néerlandais De Poli a annoncé, mercredi 17 mars, avoir appris qu’ils étaient tous ensemble et qu’ils faisaient au mieux, « dans des circonstances difficiles ».

De Poli y voit une « étape encourageante dans nos efforts pour résoudre cette situation pénible ». L’armement précise qu’il a « entamé un dialogue avec les ravisseurs dans le but d'obtenir une libération rapide et sûre de nos hommes ».

Six autres marins, sains et saufs, avaient été laissés à bord et rejoints depuis par des forces de sécurité. Le chimiquier effectuait un voyage entre Riga et Lagos. Il s'agissait du 16ème incident du genre dans le golfe de Guinée depuis le début de l'année. Plusieurs associations d'armateurs et des nations maritimes (dont notamment Armateurs de France, le Danemark ou encore l'Organisation Maritime Internationale) ont appelé à davantage de mesures de sécurité voire une présence militaire accrue dans la zone.

En 2020, malgré la pandémie, les statistiques du brigandage maritime et de la piraterie n’ont pas diminué dans cette zone, la plus dangereuse pour le transport maritime. En tout, 142 marins y ont été enlevés l’an dernier, selon les chiffres du Mica Center, et ils ont été retenus en moyenne pendant un mois.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Aller plus loin

Rubriques
Marine marchande