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La crise des relèves d'équipages provoquée par la pandémie de coronavirus est loin d’être terminée. Dernièrement, le nombre de marins en attente de rappatriement était d’environ 200.000, selon une analyse de l’industrie. Un chiffre en atténuation après avoir atteint les 400.000 marins en attente d’être rappatriés.

Mais les l’apparition des variants pourrait raviver la crise. En effet, le secteur s’inquiète des restrictions de voyages imposés par les gouvernements en réponse à ces nouveaux variants, compliquant les transferts d’équipages, indique l’ICS (International Chamber of Shipping). Elle rappelle au passage que seuls 55 pays et deux membres associés de l’OMI ont déclaré les gens de mer comme des travailleurs clés. « Il reste encore du travail à faire pour que les équipages ne redeviennent pas des dommages collatéraux de la pandémie », déplore-t-elle.

« Davantage de pays doivent agir si nous voulons résoudre cette crise et assurer un traitement juste pour les gens de mer, et faciliter leurs déplacements entre leur domicile et leur lieu de travail. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que les relèves d'équipages reviennent à la normale », a déclaré le Secrétaire général de l’OMI, Kitack Lim, appelant à reconnaître les marins comme des « travailleurs clés ». Et d’ajouter : « Alors que la vaccination est déployée dans de nombreux pays, je demande instamment aux gouvernements de donner la priorité aux gens de mer dans leurs programmes nationaux de vaccination contre la Covid-19. Les gouvernements doivent aussi se préparer à relever les défis posés par la vaccination des gens de mer qui passent de longues périodes en mer, loin de leur pays d'origine. Nous devons continuer à travailler ensemble pour élaborer des protocoles et des orientations sur les certificats de vaccination. »

L’ICS souligne que l’apparition de passeports vaccinaux pourrait compliquer les déplacements des marins. En particulier pour ceux venant de pays en développement qui auront plus tardivement accès aux vaccins, probablement pas avant juillet. Ces 900.000 marins constituent plus de la moitié des navigants dans le monde, selon ICS. La situation pourrait encore être compliquée par les choix des pays de ces marins, s’ils utilisaient des vaccins qui ne sont pas reconnus dans d’autres pays.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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