Aller au contenu principal

La décarbonation du transport maritime a beaucoup mobilisé ces derniers mois. En France notamment, où les armateurs, menés par Philippe Louis-Dreyfus, avaient réussi à convaincre le gouvernement de proposer à l’OMI la solution de la réduction de vitesse comme piste de réduction des émissions de CO2 des navires.

Le comité MEPC spécialisé de l’OMI, qui s’est tenu la semaine dernière à Londres, a préféré une approche différente. Pour atteindre les très ambitieux objectifs de la stratégie de réduction des gaz à effet de serre adoptée par l'OMI en 2018 (-40% en 2030 et -50% en 2040), le comité MEPC a préféré une approche d’objectif individuel. En clair, cela signifie qu’il n’y aurait pas de règles générales mais que chaque navire aura à prouver la réduction de ses émissions avec la méthodologie qu’il souhaite.

Pour cela, le comité MEPC a choisi deux types d’approches. Il y a d’abord la technique qui se base sur l’indice de rendement énergétique des navires existants (EEXI) et sur l’EEDI, l’indice d’efficacité énergétique des design. Et ensuite l’opérationnel qui s’appuiera sur le renforcement du Plan de gestion du rendement énergétique du navire, ce qui concrètement laisse le choix à l’armateur en termes de propulsion auxiliaire, d’innovation énergétique ou d’optimisation de la vitesse des voyages.

Des propositions concrètes devront désormais être formulées d’ici fin mars 2020 et la prochaine réunion du comité MEPC.

 

Aller plus loin

Rubriques
Marine marchande
Dossiers
Divers marine marchande