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« La moitié de nos revenus sont liés au Royaume-Uni », résume Gert Jakobsen, vice-président du groupe DFDS, rencontré en février par Mer et Marine à Copenhague. Le groupe danois opère dix lignes entre la Grande-Bretagne, l'Union Européenne et la Norvège. En dehors des routes très fréquentées entre Douvres et la France, DFDS a également un très gros terminal fret à Immingham, relié à Brevik (Norvège), Götebörg (Suède), Esbjerg (Danemark), Cuxhaven (Allemagne) et Rotterdam (Pays-Bas). Et des routes au départ de Newcastle, Felixstowe, Newhaven. « Dès que nous avons eu connaissance des résultats de référendum en 2016, nous avons immédiatement commencé le travail de préparation, d'abord au niveau du siège avec des réunions mensuelles, puis par la mise en place d'une équipe dédiée regroupant des experts locaux, des personnes du département informatique et d'autres de la communication ».

DFDS a analysé chacune de ses lignes et de ses ports, a engagé des experts en procédures douanières, a dédié 65 de ses spécialistes informaticiens pour adapter ses systèmes puis a mobilisé ses communicants pour prendre directement contact avec ses clients. « Nous avons beaucoup investi dans les ports pour éviter la congestion, avec notamment la construction d'entrepôts, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Suède et en Allemagne, pour pouvoir accueillir les marchandises en attente de dédouanement, mais aussi des parkings dédiés au triage, en France et en Belgique ou encore, dans tous nos terminaux, des entrepôts de transit temporaires pour des marchandises de pays tiers et des installations dédiées à l'inspection douanière ». 

Mais la phase la plus cruciale désormais est celle de la communication avec les clients. « Nous avons beaucoup travaillé en amont et avons mis en place de très bonnes coopérations avec les autorités douanières pour essayer de garantir qu'il n'y aura pas d'interruption de trafic après l'entrée en vigueur du Brexit. Pour celà, il nous est vite apparu que cela pourrait fonctionner si on utilisait beaucoup de pédagogie et que nous préparions tout celà avec nos clients ». Pour y parvenir, DFDS a notamment oeuvré sur la ligne Douvres-Calais en coopération avec les autorités douanières. « Le contrôle documentaire est effectué à bord des camions pendant la traversée, ce qui permet d'identifier les unités à contrôler plus précisément. Les chauffeurs seront informés dans le salon via un écran s'ils doivent passer par la ligne orange qui implique un arrêt pour une inspection douanière ». Tous les autres pourront partir directement. Un exercice grandeur nature a été organisé en septembre dernier. 

 

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