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Alors qu’Engie a annoncé la cession de son activité Gaz Naturel Liquéfié à Total, les syndicats s’inquiètent de l’avenir de l’armement Gazocéan. Filiale d’Engie, celui-ci gère trois méthaniers sous pavillon français, les Provalys, Global Energy, Gaselys, ainsi que deux autres sous pavillon bahaméen et appartenant à NYK, les Grace Cosmos et Grace Acacia.

La CGT, à la fois des officiers de marine marchande et de la cordination d’Engie, demande des garanties à Total qui n’a pas encore détaillé ses projets à long-terme pour Gazocéan, employant actuellement 66 officiers français. On ne sait notamment pas si Total a l’intention de garder un armement et un pavillon français.

« Dans les premières déclarations il était mentionné que rien ne changerait dans les trois prochaines années », écrit la CGT. « Aujourd’hui cette déclaration ne semble plus de cours. Il est donc indispensable que Total donne des garanties claires dès à présent ». Pour le syndicat, il s’agit en premier lieu de graver dans le marbre cette période de transition de trois ans « avec maintien des conditions et effectifs actuels ». Il demande également la  « réaffirmation que les règles sociales seront entièrement appliquées y compris les divers accords d’entreprise et les engagements du PSE de 2011 ». Enfin la CGT aimerait connaître le « rôle exact » de Gazocéan dans le futur contrat d’affrètement d’un méthanier signé entre NYK et EDF.

A plus long terme, la CGT craint, en cas d’une éventuelle sortie des méthaniers du pavillon national, des « risques économiques et stratégiques », « une perte d’indépendance et d’autonomie au moment où un travail est engagé sur une flotte stratégique », « la fuite des officiers français à l’étranger » et « une perte irrémédiable de savoir-faire et de compétence ».

Total, sollicité la semaine dernière par la rédaction de Mer et Marine, n’a pas fait connaître de réaction.

 

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