Aller au contenu principal

Est-ce le dernier bras de fer de Mateo Salvini ? Alors qu’il est sur le point de quitter le gouvernement démissionnaire dont il a provoqué la chute, le ministre de l’Intérieur s’est opposé au débarquement de migrants secourus en mer par le Mare Jonio, un navire humanitaire, en signant mercredi un décret allant dans ce sens.

Mais, jeudi, les femmes, les enfants et les malades ont été autorisés par le ministère de l'Intérieur à entrer en Italie… sans pour autant permettre au bateau de l’ONG Mediterranea Saving Humans de pénétrer dans les eaux italiennes. Une centaine de migrants ont été secourus mercredi sur un canot pneumatique par le Mare Jonio. Parmi les rescapés, il y aurait 28 enfants et 26 femmes, dont 8 enceintes.

L’Italie refuse systématiquement aux navires humanitaires d’entrer dans ses eaux avec des migrants secourus en-dehors de ces mêmes eaux. Plus tôt dans la semaine, l’Eleonore, de l'ONG allemande Mission Lifeline, s’est aussi vu refuser l'entrée avec une centaine de migrants à bord.

Un décret ayant le même but, dont l'illégalité vis-à-vis des conventions internationales signées par l'Italie est établie, avait pourtant été suspendu le 6 août dernier par un juge italien. Il avait été immédiatement remplacé par un autre texte équivalent.

Par ailleurs, l'Ocean Viking, affreté par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, s'apprête à reprendre la mer. Il était revenu à Marseille mardi, après une première mission au large des côtes libyennes qui lui a permis de sauver 356 personnes mi-août. Il avait dû patienter 12 jours au large de Lampedusa, avant que les autorités maltaises acceptent que les rescapés débarquent sur l'île.

 

Aller plus loin

Rubriques
Marine marchande