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Le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage Abeille Languedoc est arrivé hier à Cherbourg, après avoir effectué un arrêt technique de trois semaines à Concarneau. Le navire a, ainsi, retrouvé son ancien port d'attache, où il a été remplacé en 2005 par la nouvelle Abeille Liberté, qui l'a d'ailleurs accueilli hier à son arrivée dans la rade. Après avoir passé 6 ans à La Rochelle, la Languedoc est en cours de redéploiement dans le Pas-de-Calais. Le remorqueur va rester trois jours à Cherbourg, siège de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, à laquelle il est rattaché. Durant cette escale dans le Cotentin, l'équipage va recevoir les directives du préfet maritime sur sa mission à venir. Jeudi soir, le RIAS appareillera avec le vice-amiral d'escadre Bruno Nielly à son bord, pour rejoindre le lendemain Boulogne-sur-Mer, où il sera parfaitement positionné pour intervenir dans le détroit du Pas-de-Calais. L'Abeille Languedoc et l'Abeille Liberté (© : MARINE NATIONALE) L'Abeille Languedoc et l'Abeille Liberté (© : MARINE NATIONALE) L'Abeille Languedoc et l'Abeille Liberté (© : MARINE NATIONALE) L'Abeille Languedoc assurera la sécurité de la zone maritime en lieu et place du remorqueur britannique Anglian Monarch. Ce dernier était depuis 2000 affrété conjointement par la Grande- Bretagne et la France pour assurer la sécurité dans cette zone maritime très fréquentée. Mais, à l'automne 2010, le Royaume-Uni avait annoncé qu'il ne renouvellerait pas le contrat d'affrètement du remorqueur en raison de restrictions budgétaires. Compte tenu des enjeux en matière de sécurité maritime, la France a décidé de suppléer le retrait britannique en rapatriant la Languedoc dans le détroit. Pour mémoire, le Pas de Calais est le premier détroit du monde en nombre de navires et le deuxième après le détroit de Malacca en nombre de tonnes transportées. Près de 90.000 navires circulent dans les deux sens du dispositif de séparation du trafic (DST) chaque année, soit en moyenne 250 navires par jour. A ce trafic, il faut ajouter les flux traversiers des lignes de ferries, ainsi que les autres usagers de la mer (pêche, plaisance, exploitation sous-marine...) L'Abeille Languedoc à Cherbourg (© : MARINE NATIONALE) L'Abeille Languedoc à Cherbourg (© : MARINE NATIONALE) L'Abeille Languedoc à Cherbourg (© : MARINE NATIONALE)

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