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Le MEPC, le comité de protection de l’environnement marin de l’Organisation Maritime Internationale, s’est tenu la semaine dernière et il était très attendu, notamment suite à la COP 26. Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que le chantier n’a pas beaucoup avancé sur le front des émissions de gaz à effets de serre. En effet, alors que l’objectif de réduction de 50% de CO2 a été fixé pour le secteur du transport maritime, toutes les discussions et décisions concrètes pour atteindre cet objectif ont été repoussées dans des délais allant de mars 2022 à fin 2023. Au grand regret des ONG et même d’une partie du secteur armatorial, dont certains acteurs commencent même à envisager de prendre en main eux-mêmes les modalités d’atteinte de l’objectif de 2050. L’ICS, qui regroupe de nombreux armateurs mondiaux, a notamment regretté le report des décisions sur la redevance de 2 dollars par tonne de combustible fossile qui devrait alimenter un fond de R&D.

Une mesure plus tangible a quand même été atteinte lors de ce comité. Il s’agit d’une résolution, non contraignante cependant, qui demande aux Etats membres et aux armateurs d’utiliser des combustibles propres, sous-entendu moins polluants que le fuel lourd, pour naviguer en Arctique. Il s’agit de réduire le « carbone noir » dans les eaux arctiques. Une idée portée, notamment par la compagnie norvégienne Hurtigruten, depuis plusieurs années. Le texte devait être beaucoup plus ambitieux mais il a rencontré l’opposition d’Etats membres influents comme la Russie, la Chine ou encore le Japon. La règle du consensus étant la seule applicable au sein de l’OMI, les ambitions de ce texte ont donc dû être revues à la baisse.

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