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La convention sur les eaux de ballast BWM (Ballast Water Management Convention) va entrer pleinement en vigueur à partir de ce mois. Tous les navires des Etats contractants vont devoir être équipés d’un système de traitement des eaux de ballast conforme à la norme D-2 d’ici la prochaine visite de renouvellement du certificat international de prévention de la pollution par les hydrocarbures (Certificat IOPP), soit au plus tard le 8 septembre 2024.

Pour rappel, la convention BWM est un traité adopté par l’OMI pour empêcher la propagation des organismes aquatiques potentiellement nuisibles et des agents pathogènes présents dans les eaux de ballast des navires. Ils peuvent avoir des conséquences désastreuses sur les écosystèmes locaux quand ils sont déversés. A partir du 8 septembre 2017, les navires ont été tenus de prendre des mesures pour éliminer ou rendre inoffensifs ces organismes et agents pathogènes et ne pas les rejeter en même temps que leurs eaux de ballasts.

Deux normes ont été définies : la norme de la règle D-1 et la norme de la règle D-2. La première (dite norme de renouvellement des eaux de ballast) exige que les navires renouvellent leurs eaux de ballast à plus de 200 milles des côtes et à une profondeur de 200 mètres. Ainsi, les organismes ont peu de chance de survivre. La seconde (dite norme de qualité des eaux de ballast) définit la quantité maximale d'organismes viables pouvant être rejetés.

A partir du 8 septembre 2017, tous les navires ont été tenus d’être en conformité avec la règle D-1. Les nouveaux navires sortant des chantiers devaient aussi répondre à la règle D-2. Mais maintenant elle va aussi concerner les navires plus anciens, qui devront donc se doter d’un matériel adéquat, conformément au calendrier établi par l’OMI. Ces systèmes de gestion des eaux de ballasts (qui agissent avec différents traitements par UV, filtres, électrochloration...) sont contrôlés rigoureusement. 

Environ 25% de la flotte dispose déjà de systèmes. Le reste de la flotte, environ 75%, va devoir s’organiser pour se mettre en conformité d’ici leur prochaine visite de renouvellement du certificat IOPP. Les navires pourront être soumis à des contrôles, inspections du registre des eaux de ballast, voire prélèvements d’échantillons d’eau de ballast pour analyse.

 

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