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De nombreux pays ont déjà pris des mesures similaires. La France a annoncé en ce début d'année l'interdiction des rejets des eaux de lavage des « scrubbers » dans la bande littorale des 3 milles marins et dans les eaux portuaires. Pour mémoire, les scrubbers sont des filtres placés sur les échappements des navires pour capter les oxydes de soufre émis par la combustion des carburants de type fuel lourd. Ils ont été installés en grand nombre suite à la mise en place d'une nouvelle règlementation limitant ces polluants à 0.5% dans toutes les eaux mondiales et 0.1% dans des zones particulièrement fragiles, comme par exemple la Manche, la mer du Nord ou encore la mer Baltique. 

Certains armateurs ont, suite à cette règlementation, fait le choix de modifier leur type de carburant, en utilisant par exemple du gasoil ou en installant des moteurs fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL). D'autres ont installé ces fameux scrubbers qui se présentent sous deux configurations différentes : soit open-loop, c'est à dire en circuit ouvert avec un rejet des résidus soufrés de filtration à la mer, soit close-loop, en boucle fermée avec stockage de ces résidus à bord. Cette dernière solution étant, évidemment, plus onéreuse puisqu'elle implique un service de retraitement. De nombreux grands ports mondiaux ont rapidement imposé l'utilisation de scrubbers close-loop dans leurs eaux. 

Ce sera donc désormais également le cas en France pour tous les navires français et étrangers en escale ou en navigation dans les approches immédiates, où la faible profondeur limite la dilution des polluants. Cette obligation, annexée aux obligations découlant de la convention internationale Marpol, devrait donc pouvoir être logiquement contrôlée dans le cadre de l'inspection de l'Etat du port.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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