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Initialement prévue fin 2021, la mise en service des deux nouveaux patrouilleurs des Affaires maritimes a glissé, a appris Mer et Marine. Aux Sables d’Olonne, les essais du Gyptis, mis à l’eau en octobre par le chantier Ocea, ont été perturbés par le Covid, toutes les sorties prévues n’ayant pas pu être menées dans le calendrier fixé. Le navire, qui devait rejoindre son port d’attache de Marseille en ce début janvier, ne ralliera pas la cité phocéenne avant février. Après le transit depuis la Vendée, les derniers essais en Méditerranée et la prise en main finale par ses équipages, il devrait être officiellement mis en service d’ici mars.

En dehors de cette unité neuve, les Affaires maritimes attendent également de recevoir le Jeanne Barret (ex-Aquarius G), un ancien navire de soutien aux opérations sismiques datant de 2013, racheté à l’armateur néerlandais Groen Offshore et converti en PAM. Les travaux, confiés au chantier Socarenam de Boulogne-sur-Mer, ont débuté en novembre, le patrouilleur arborant sa nouvelle livrée après un passage au sec. Il ne reste plus qu’à installer les deux bossoirs qui permettront la mise en œuvre des semi-rigides d’intervention. Des équipements dont la livraison a été retardée et qui seront finalement installés à Boulogne au lieu du Havre, comme cela était envisagé en fin d’année. Le Jeanne Barret devrait être finalement livré à la fin du mois et rejoindre Le Havre, où il sera basé. Il s’installera au quai de Guinée, à côté de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime, et rayonnera sur toute la Manche, avec une présence régulière à Boulogne, où était basée auparavant l’Armoise.

 

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© MICHEL PLAYOUT

Le Jeanne Barret à Boulogne en décembre (© MICHEL PLAYOUT)

 

Ces retards obligent les Affaires maritimes à jongler avec des moyens réduits depuis novembre, mois durant lequel leurs trois anciennes vedettes de surveillance régionales, les Armoise (Boulogne), Gabian (La Rochelle) et Mauve (Marseille) ont été retirées du service. Des VSR qui sont justement remplacées par les deux nouveaux PAM, dont l’arrivée s’accompagne d’une réorganisation du dispositif hauturier de l’administration. Le patrouilleur Thémis, jusqu’ici basé à Cherbourg, a en effet été repositionné en novembre à Brest alors que l’Iris a quitté Lorient pour s’installer à La Rochelle. Cela signifie donc que les Affaires maritimes ne disposent plus actuellement de moyen hauturier en Méditerranée et que la zone d’intervention du Thémis s’étend de la pointe Bretagne au détroit du Pas-de-Calais.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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