Aller au contenu principal

Le Christophe de Margerie a franchi avec succès la route du Nord en parvenant au cap Dejnev, le 16 janvier, après 10 jours et 21 heures de mer pour parcourir 2474 milles depuis le port de Sabetta, a annoncé Sovcomflot. Au lendemain de son départ, un autre méthanier brise-glace du type Arc7, le Nikolay Yevgenov, lui avait emboîté le pas, profitant de la route ouverte. L’armateur russe n’a pas manqué de rappeler que jamais du GNL russe n’avait transité sur cette route au mois de janvier, aussi tard dans la saison.

Un trajet effectué en autonomie par le méthanier, sans l’aide d’un brise-glace pour lui ouvrir la route. Pendant les deux tiers du trajet, le Christophe de Margerie a navigué en marche arrière, utilisant son mode brise-glace pour broyer la glace avec ses hélices. Sovcomflot explique par ailleurs avoir recours à « une reconnaissance des glaces assistée par satellite » et à des « outils analytiques » pour évaluer l’état des glaces et permettre au navire de se frayer un chemin sûr et rentable. Pour la compagnie russe, cette navigation à une vitesse moyenne de 9.5 nœuds prouve que la saison hivernale s’allonge de un à deux mois, avant que la glace se referme sur la partie orientale de l’Arctique russe. Une route stratégique vers le marché chinois.

Le Christophe de Margerie est le premier des Arc7, ces méthaniers brise-glaces construits en premier lieu pour le projet gazier de la péninsule de Yamal. Long de 300 mètres et pouvant transporter 172.600 m3 de GNL, il est capable de franchir des glaces de 2.1 mètres d'épaisseur. Le Christophe de Margerie avait déjà été le premier méthanier à emprunter cette route dès le mois de mai, l’an dernier, deux mois avant son ouverture habituelle.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

Aller plus loin

Rubriques
Marine marchande
Dossiers
Arctique et Antarctique