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Le passage du Nord-Ouest, dans les eaux arctiques au Nord du Canada, est moins connu que celui du Nord-Est, qui longe les côtes sibériennes. Mais il aiguise tout autant l’appétit des armateurs, toujours à la recherche de routes plus courtes que les « autoroutes » maritimes  actuelles et  qui puissent contourner les canaux de Suez et de Panama. 
 
C’est donc chose faite : le vraquier danois Nordic Orion, de l’armement danois Nordic Bulk Carrier, est sorti hier du passage du Nord-Ouest, après y avoir transité quatre jours. Chargé de 73.500 tonnes de charbon, il avait appareillé de Vancouver, sur la côte ouest du Canada, le 6 septembre dernier à destination de Pori, en Finlande. Le navire est classé « glace », un pré-requis indispensable pour fréquenter cette route particulièrement dangereuse en raison des packs de glace, beaucoup plus nombreux que dans le passage du Nord-Est. Il a été suivi et assisté par les garde-côtes canadiens pendant tout le transit. 
 
Un premier voyage qui, pour autant, n’annonce pas l’avènement d’une nouvelle voie maritime majeure. Le passage ne s’ouvre que deux mois par an et n’est pratiquable que par des navires adaptés et un équipage spécifiquement formé. Les assurances maritimes pour cette route sont très chères. Mais, comme l’a souligné l’armement Nordic Bulk Carrier – déjà bien implanté sur les routes du Nord-Est – il a de nombreux avantages, notamment en termes de distance, puisque sur cette route a permis de raccourcir le trajet de 1000 milles, par rapport à l’itinéraire via le canal de Panama. Et en termes de tonnage, avec l'emport de 13.500 tonnes de plus que les 60.000 imposés par les limtations du canal de Panama. 
 
 
 
 

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