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Comme pour les unités hauturières du Dispositif de Contrôle et de Surveillance (DCS) des Affaires maritimes, la flotte de l’Armement des Phares et Balises est à quai depuis le début du confinement en France, le 17 mars. Mais ce service, chargé d’assurer l’entretien de la signalisation maritime et donc essentiel pour la sécurité de la navigation, reste en alerte afin de pouvoir intervenir en cas de nécessité. « Nous avons mis en place en même temps que le confinement un plan de continuité de l’activité. Il prévoit que nos navires et marins peuvent être amenés à intervenir en mer pour des opérations urgentes et importantes qui ne peuvent être différées. Ce fut par exemple le cas récemment pour le baliseur Hauts de France, qui est intervenu dans le détroit du Pas-de-Calais sur une bouée qui s’était décrochée et représentait un danger pour la navigation », explique à Mer et Marine Antoine Matthys, directeur de l’APB. D’autres missions ont été accomplies ces cinq dernières semaines, dont les rotations du Pointe de Grave, basé au Verdon, au profit des gardiens du phare de Cordouan, situé au large de l’estuaire de la Gironde et qui en cette période de confinement se relaient tous les quinze jours.

Autrement, les équipages restent à leur domicile. « Par mesure de précaution, les marins restent pour le moment chez eux. En dehors des interventions urgentes, il y a simplement une ronde physique effectuée chaque semaine sur les navires pour en faire le tour et vérifier que tout va bien. Et nous veillons à avoir des contacts réguliers avec tout le monde. Chaque semaine, les équipes du siège ont au moins une visioconférence, nous contactons les capitaines qui eux, appellent tous les marins ».

Pour la suite, l’APB se prépare évidemment, comme l’ensemble du pays, à la phase du déconfinement, dont les contours précis ne sont pas encore connus mais qui devrait intervenir à partir du 11 mai selon l’objectif du gouvernement. « Nous réfléchissons bien sûr au plan de reprise, ce sera progressif. Nous commençons notamment à nous préparer sur le plan technique et sur l’armement. Les réflexions sont conduites au niveau de l’administration, avec la Direction des Affaires maritimes, les Directions Interrégionales de la mer et bien sûr le personnel.  La semaine dernière, nous avons par exemple eu un CHSCT pour échanger sur la manière dont nous allons reprendre l’activité, sachant que les navires sont traditionnellement des environnements où règne une certaine promiscuité. Au-delà des gestes barrières, le port du masque y sera imposé. De même, sur l’organisation, il va falloir limiter au maximum l’exposition avec, à chaque fois que cela sera possible, une adaptation des effectifs. Je constate en tous cas que beaucoup de nos marins ont hâte de reprendre la mer, avec évidemment des conditions de prévention satisfaisantes pour tout le monde ».

Comptant plus de 250 marins, l’APB arme une petite quarantaine de bateaux en France métropolitaine et Outre-mer, dont 11 baliseurs, le reste de la flotte étant constitué de navires de travaux et vedettes.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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