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Les premières mesures concrètes du Fontenoy du Maritime ont été présentées hier par le ministère de la Mer. Mais, comme le promet le gouvernement, « le Fontenoy du maritime se concrétise par la signature, le mardi 14 septembre, d’un engagement, d’un véritable pacte entre le gouvernement, Armateurs de France et le Cluster maritime français. Sa mise en œuvre sera déclinée à partir de cette date, mais des propositions complémentaires seront élaborées d’ici la fin de l’année 2021 et après, car le Fontenoy doit rester une dynamique qui s’adapte dans le temps ».

Pour le moment, il s’agit dans un premier temps de mesures relatives au financement des navires avec « une simplification des critères d’éligibilité au suramortissement vert afin de le rendre plus accessible ». Puis la possibilité, pour l’achat d’un navire d’utiliser conjointement le dispositif du crédit-bail et la garantie de projet stratégique, donnée par l’Etat. Pour les constructions dans les chantiers français, un nouveau montage permettra d’utiliser conjointement le crédit-bail et la garantie interne. Enfin une mission « portant sur la mise en œuvre d’outils de financement alternatifs et citoyens au profit de la flotte de transport et de services maritimes » va être lancée. 

En ce qui concerne la formation, le Fontenoy prévoit l’objectif de doublement du nombre d’officiers qui sortent de formation à l’ENSM d’ici 2027, sans détailler le type de cursus ou les prérogatives envisagées.

Une spécialité maritime devrait être créée au sein de Pôle Emploi et une aide à l’emploi maritime de trois ans, correspondant au net wage, décidée. Outre ces quelques mesures concrètes, plusieurs missions vont être lancés, notamment sur une évaluation de la taxe au tonnage ou sur les hypothèques maritimes.

Il s'agit du (premier?) aboutissement d'un très long processus lancé il y a presqu'un an et dont les résultats devaient initialement être connus en mai ou juin dernier. De nombreux espoirs avaient été formulés par les armateurs, notamment au ferry mais aussi par les chantiers navals français qui espéraient des mesures d'incitations fortes.

Avec un objectif affiché de redynamiser le pavillon français et de le faire entrer dans le top 10 des nations du shipping, il va sans doute falloir étayer et étoffer ces premières mesures pour qu'elles répondent aux espoirs et ambitions du secteur.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction du texte ou des photos interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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