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En fin de semaine dernière, trois des 27 migrants recueillis par le Maersk Etienne le 5 août au large de la Libye se sont jetés par-dessus bord. Ils ont été récupérés par l’équipage du pétrolier et sont soignés à bord. Un geste de désespoir alors que le navire se retrouve dans un imbroglio diplomatique qui commence à susciter de plus en plus de réactions internationales, y compris celle du Haut-Commissariat aux Réfugiés. En effet, Maersk Tankers, son armateur, et plusieurs ONG expliquent que le navire est intervenu à la demande du MRCC et des autorités de Malte. Or ce pays, devant lequel le navire est stoppé, refuse de recevoir les rescapés, parmi lesquels se trouvent un mineur et une femme enceinte. Prenant la parole samedi, après avoir appris le geste désespéré des trois migrants, le premier ministre maltais a assuré que tout le monde travaillait à une solution, et a renvoyé la balle au Danemark, dont le Maersk Etienne bat pavillon. A bord du pétrolier, l’équipage, qui lui non plus n’a aucune perspective de débarquement, a appelé plusieurs fois au secours, rappelant que les provisions et l’eau potable commencent à manquer. Et que les marins ne sont pas qualifiés pour pratiquer les soins médicaux et psychologiques nécessaires.

Parallèlement Malte est en train d’affréter un ancien ferry, le Galaxy, pour pouvoir accueillir jusqu’à 400 rescapés en quarantaine.

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