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La société de classification japonaise ClassNK, le développeur de logiciels finlandais NAPA et l’armement japonais Mitsui OSK Lines (MOL) ont annoncé avoir développé un « système de surveillance des risques de navigation ». Cette solution, qui permet principalement de prédire les risques d’échouement et d’alerter les équipes à terre, a été adoptée par la flotte de MOL, soit plus de 700 navires.

Les partenaires expliquent que la solution utilise le cloud de NAPA, NAPA Fleet Intelligence, et ne nécessite « aucune installation de matériel à bord ni intervention de l’équipage ». Le système combine plusieurs données : position, caractéristiques du navire, profondeur de la mer, cartes de navigation. Il intègre également un système d’alertes et de notifications aux équipes sécurité à terre chaque fois qu’un risque accru pour la navigation est détecté.

Les trois partenaires n’en font pas mention dans leur communication, mais MOL avait affrété le Wakashio, ce vraquier battant pavillon du Panama, armé par la compagnie japonaise Nagashiki Shipping, qui s’était échoué près de la pointe d’Esny, à l’Ile Maurice, le 25 juillet 2020. Le navire s’était brisé et avait déversé une partie de son carburant, provoquant une catastrophe écologique. A bord du navire de 299 mètres de long pour 50 de large, se trouvaient 200 tonnes de gasoil et 3800 tonnes de fioul, dont une partie a pu être pompée.

Les travaux pour enlever les restes de l’épave menés par le Chinois Lianyingang Dali Underwater Engineering se sont terminés le 16 janvier dernier. Le Hong Bang 6, barge de 129 mètres dotée d’une grue de 1200 tonnes utilisée pour démanteler la poupe du navire (la proue avait été remorquée et coulée), a quitté Maurice.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

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