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L’armateur japonais Mitsui OSK Lines (MOL) ambitionne d’atteindre un bilan carbone nul d’ici 2050. D’ici là, le groupe, qui travaille sa feuille de route sur ce sujet, va investir environ 1.5 milliard d’euros pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici fin 2023, indique un plan d’action publié le 5 avril.

MOL va notamment se tourner vers le gaz naturel liquéfié (GNL). Selon Nikkei Asia, 30 à 40% de la flotte, en particulier les rouliers et pétroliers, pourraient utiliser du GNL pour se propulser d’ici 10 ans. Selon Takeshi Hashimoto, qui dirige la compagnie, il est « presque certain » que le GNL va devenir « le principal carburant de nouvelle génération des années 2020 ».

Si le GNL permet en effet d’éliminer 99% les oxydes de soufre (SOx) et 91%  des particules fines, de réduire de 92% les rejets d’oxydes d’azote (NOx) et de manière significative (jusqu’à 20%) les émissions de CO2, par rapport au fioul lourd, ce carburant émet quand même des gaz à effet de serre. C’est pourquoi MOL étudie d'autres solutions, comme de passer à l’hydrogène ou l’ammoniac. De plus, la compagnie travaille à un système de voile rigide télescopique, Wind Challenger, qui doit équiper l’un de ses vraquiers à l'horizon 2022.

Par ailleurs, MOL introduit un prix interne du carbone qu’il se fixe lui-même, démarche qui doit permettre d’atteindre les objectifs de réduction en orientant les décisions d’investissement ou de R&D, par exemple. Il doit aussi étendre ses activités dans des secteurs plus vertueux pour répondre à la demande croissante en GNL ou encore entrer dans le secteur de l’éolien offshore et développer des services permettant d’évaluer l’empreinte carbone pour ses clients désireux de connaître l’impact environnemental du transport maritime.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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