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Le procès de la marée noire du Prestige, qui a fait naufrage en novembre 2002 dans le golfe de Gascogne, se poursuit devant un tribunal de la Corogne. Dans l'après-midi d'hier, c'est par la voix de Joël Le Jeune, président de Vigipol (syndicat mixte de protection du littoral breton) qu'une partie des victimes françaises a pu être entendue par les juges espagnols. 24 collectivités adhérentes à Vigipol sont parties civiles  au procès et bien plus ont subi la marée noire, avec des arrivages sporadiques de produits polluants de mai à octobre 2003. Vigipol - qui, pour mémoire, s'était constituée au moment du naufrage de l'Amoco Cadiz - a expliqué qu'elle attendait des juridictions espagnoles « qu’elles retiennent à l’encontre des prévenus les fautes d’imprudence et de négligence  commises dans le cadre de la gestion de l’événement de mer, fautes ayant conduit au naufrage du navire et au déversement d’hydrocarbures en mer »,  « qu’elles reconnaissent la responsabilité pénale et civile des prévenus et les préjudices matériels subis par les collectivités littorales de Bretagne et leur octroient une indemnisation juste et équitable » et « qu’au-delà des préjudices matériels estimés à 155.000 euros pour les 24 collectivités, elles reconnaissent la perte d’image, les préjudices économiques et environnementaux subis par l’ensemble du territoire breton ».

Le syndicat mixte, très impliqué lors de la procédure de l'Erika, espère que la jurisprudence française fera école et que la juridiction espagnole aura « à cœur de rendre les mers plus sûres en prononçant une décision qui incitera les acteurs du transport maritime à être plus rigoureux à l’avenir dans la gestion de leurs navires ».

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