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En 2008, l’armement marseillais Marfret faisait l’acquisition d’un petit porte-conteneurs de 5774 tonnes de port en lourd. Placé sous la bannière luxembourgeoise, le navire allait assurer la ligne entre Marseille et quelques ports algériens durant quatre ans. Notons qu’il y a plusieurs années, un cargo sous pavillon français du nom de Méjean III avait été armé par Marseille Fret, devenu ensuite Marfret.

 

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© MARC OTTINI

Le Marfret Méjean quittant Marseille en septembre 2009 (© : MARC OTTINI)

 

Victime en mai 2012 d’une grosse avarie sur son moteur principal alors qu’il reliait Marseille à Bejaïa, le Marfret Méjean était ramené dans le port phocéen par un remorqueur turc puis amarré le long de la digue du large. Les réparations étant jugées trop onéreuses, le navire allait finalement être vendu à l’armement Sener Kardesler Denizcilik basé à Istanbul avant de partir en remorque vers Tuzla, un haut lieu de la construction et réparation navale turque installé sur la rive nord de la Mer de Marmara. Dans ce chantier, il fut entièrement remis en état de fonctionnement avec entre autre le remplacement de son moteur principal, un diesel 4 temps MaK à 9 cylindres – Type 9M32 - développant 3960 Kw. Placé sous pavillon panaméen, il était rebaptisé Ece S. Depuis le mois d’avril 2013, il navigue entre la Mer de Marmara et la Mer Noire pour transporter des marchandises non conteneurisées.

 

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© MARC OTTINI

L’une des premières remontées du Bosphore pour le Ece S sous une livrée de coque noire (© : MARC OTTINI)

 

Construit en 1998 par le chantier chinois Zhejiang Shipyard situé à Ningbo sous le nom d’Echo Trader, il possède plusieurs sister-ships utilisés dans toutes les régions du globe. Son premier changement de nom intervenait en 1999, lorsqu’il prenait la direction des Caraïbes sous le nom de Seaboard Enterprise pour relier les Bahamas à la Floride. Puis après un bref retour comme Echo Trader pendant quelques semaines, il est devenu le Dorado jusqu’en 2002. A partir de cette date et pendant quatre ans, il allait être affété par CMA CGM qui le positionnait dans les eaux de l’Amérique Centrale sous le vocable de CMA CGM Amazonia. C’est alors en 2008 que Marfret s’en portait acquéreur. Long de 100,90 mètres, large de 16,40 – soit 6 rangées de conteneurs – pour un tirant d’eau maximal de 6,79 mètres, l’actuel Ece S est propulsé à 15 nœuds.

La production électrique est assurée par un alternateur attelé de 608 Kw, par deux diesel-générateur de 400 Kw suppléés par un groupe de secours de 120 Kw. Cette puissance était nécessaire pour alimenter ses deux grues Liebherr de 40 tonnes excentrées sur bâbord puis les 36 prises prévues pour alimenter des conteneurs réfrigérés. Il possède deux cales d’un volume total de 6520 m3 (capacité Grain) ou une capacité maximale en cales et pontée de 405 Evp. Il est armé par un équipage de 12 hommes.

Texte : Marc OTTINI

 

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