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Le 15 mai, 7.4% des marins se trouvaient à bord alors que leur contrat avaient expiré, selon un indicateur des relèves d’équipages, mis en place après le lancement de la Déclaration Neptune. Un mois plus tôt, il n’étaient que de 5.8%, ce qui représente une augmentation de plus de 24%. Cela s’expliquerait par l’augmentation des cas de Covid-19 dans des pays d’où viennent d’importants contingents de marins, comme l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka, le Bangladesh ou encore les Philippines.

Lancée en janvier dernier, par le Forum maritime mondial, la Neptune Declaration on Seafarer Wellbeing and Crew Change a été signée par plus de 800 acteurs du secteur du transport maritime pour aider à mettre fin à la crise des relèves. L’indicateur est basé sur des données fournies par dix ships managers (Anglo-Eastern Univan Group, Bernhardt-Schulte Ship Management, Columbia Shipmanagement, Fleet Management, OSM, Synergy Group, Thome, V. Group, Wallem and Wilhelmsen) qui sont responsables de 90.000 marins. Les données sont compilées par le Forum maritime mondial. Publié le 1er juin, il montre, par ailleurs, que le nombre de marins à bord depuis plus de 11 mois a, pour sa part, diminué de moitié, passant de 0.8% à 0.4%.

Selon les ships managers, les relèves sont aussi compliquées et retardées par des protocoles plus stricts dans les principaux hubs, de nombreux cas de Covid chez les marins ou dans leur entourage, des restrictions de voyage rendant difficile de rejoindre un navire ou de rentrer chez soi, des marins qui ont un accès limité aux vaccins.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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