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Qui reprendra les navires de SeaFrance ? La décision reste toujours en suspens puisque le tribunal de commerce de Paris, qui devait statuer hier, a de nouveau reporté sa décision. Celle-ci est désormais attendue lundi, au mieux. La justice n'a donc toujours pas tranché sur l'épineuse question de la reprise de la flotte de SeaFrance, qui exploitait avant sa liquidation judiciaire, en janvier, quatre navires entre Calais et Douvres, avec 880 salariés en France et 130 en Grande-Bretagne. Alors que Molière, qui n'appartenait pas à l'ancienne de filiale de la SNCF, ne fait pas partie de la procédure, le fréteur Nord-Pas-de-Calais, qui date de 1987, n'intéresse pas grand monde. Sur les trois offres de rachat présentées au tribunal, seule celle d'Eurotunnel intègre le navire, en plus des ferries Rodin (2001) et Berlioz (2005). Le groupe ferroviaire, qui travaille sur ce dossier avec la Société coopérative et participative (Scop) montée par d'anciens salariés de SeaFrance, propose également de reprendre 560 emplois, le tout pour 65 millions d'euros d'après les agences de presse. Celles-ci précisent également que les deux autres candidats ne seraient intéressés que par le Rodin (pour 30 millions d'euros) pour Stena Line et, en ce qui concerne DFDS et LD Lines, par le Rodin et le Berlioz (25 millions pour le Rodin, 30 millions pour le Berlioz ou 50 millions pour les deux). La compagnie danoise et l'armement français, qui ont annoncé la création d'une société commune, avaient décidé après la liquidation de SeaFrance d'ouvrir une ligne entre Calais et Douvres. Celle-ci est actuellement exploitée avec deux navires sous pavillon français, le Norman Spirit et le Deal Seaways (ex-Barfleur de Brittany Ferries affrété). Ce nouveau service a permis de créer 300 emplois, dont une partie avec d'ex-salariés de SeaFrance.

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