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C’est en 2002 que l’armateur grec Marios Illiopoulos, actif dans le transport de fret depuis 1989, se lance dans le transport de passagers en créant la société Seajets. Créée pour relier plusieurs îles grecques depuis Le Pirée et Rafina, Seajets se forge une solide réputation sur le créneau en moins d’une vingtaine d’années. Désormais, la compagnie grecque, toujours dirigée par son fondateur, arme une flotte de 25 navires, dont 17 unités à grande vitesse. Parmi eux, les fameux «SeaCat», jadis exploités sur le détroit du Pas de Calais (au début des années 90) par la compagnie Hoverspeed sans donner réelle satisfaction, tant sur le plan de la fiabilité  que celle de la rentabilité. Plus heureux en mer Egée, ils y continuent leur carrière chaque saison estivale. Ces SeaCat construits par le chantier australien Incat installé à Hobart, en Tasmanie, avaient été remplacés sur la Manche quelques années plus tard par des unités plus grosses exploitées par différents acteurs du Transmanche tels que Stena, P&O Ferries, Sally Line, Hoverspeed, Speed Ferries et Condor Ferries. Plusieurs de ces catamarans rapides entièrement construits en aluminium ont rejoint ceux de la première génération au sein de Seajets ces dernières années. Puis au fil du temps, d’autres unités à grande vitesse issues de chantiers divers sont venues renforcer la plus grande flotte mondiale de navires rapides, qui assure aujourd’hui plus de 250 liaisons entre les deux ports du continent et de nombreuses îles de la mer Egée.

 

La flotte de navires rapides de Seajets

 

© MARC OTTINI

Le Power Jet est sorti du chantier Austal Tasmania en 1996 sous le nom de Delphin. Il est devenu TT Delphin (TT Line) puis Almottahedah 1 et enfin Blue Power jusqu’en septembre 2019. D’une jauge brute de 5541 tjb, il est long de 82,30 mètres et large de 23. Cap: 800 pax + 175 voitures.  V= 37,5 nds. 

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