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Les nouvelles de Bruxelles sur la possibilité de transfert de la délégation de service public pour la desserte de la Corse à la « future » SNCM (celle qui pourrait émerger d’une éventuelle recapitalisation) ne sont pas bonnes. Le secrétaire d’Etat aux Transport Alain Vidalies a rencontré la semaine dernière les responsables de la Commission européenne. Dans un courrier envoyé aux élus locaux, il s’est montré, selon Michel Vauzelle, président de la région Provence Alpes Côte d’Azur, « plus que pessimiste quant à la transmissibilité de la délégation de service public à un éventuel repreneur ».

Ce qui est un coup dur dans le processus de redressement judiciaire de la SNCM, qui doit théoriquement courir jusqu’à mai prochain. En effet, la DSP, dont la SNCM et la Méridionale sont actuellement conjointement titulaires, et les revenus assurés qu’elle procure, embellit fortement le panier de la mariée aux yeux des éventuels repreneurs. Mais il semblerait que les autorités européennes ne soient pas prêtes à accorder à la fois la discontinuité juridique – qui permettrait d’effacer les 440 millions d’euros d’aides à rembourser à l’Etat par la compagnie – et la possibilité de transférer la DSP. Si tel devait être le cas, un nouvel appel d’offres devrait être lancé.

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