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Le TSM Houat, nouveau remorqueur de l’armateur rouennais Thomas services maritimes (TSM), doit arriver dans le port de Sète ce dimanche 20 septembre. Commandé chez Damen, il a fait la route par ses propres moyens depuis le chantier du constructeur néerlandais, à Sharjah (Emirats arabes unis), franchissant le canal de Suez et traversant la Méditerranée. Dans le port occitan, il remplacera le RM Moulis, un remorqueur de 29.49 mètres d’une force de traction de 30 tonnes, construit en 1983 chez Van Rupelmonde (Belgique). Ce dernier quittera la flotte en étant vendu.

Diaporama orphelin : container

Plus sûr, plus puissant et plus manœuvrant, le nouveau remorqueur est un ASD (Azimuth stern drive) 2810. Un navire long de 28.67 mètres, qui affiche une traction au point fixe de 60 tonnes en marche avant. La propulsion est assurée par deux moteurs Caterpillar 3516C TA HD/C d’une puissance totale 3730 Bkw à 1600 tours/minute, couplés à deux propulseurs azimutaux Rolls Royce US 205. Il peut atteindre 13.8 nœuds en marche avant, comme en marche arrière, et accueillir sept personnes.

Un remorqueur plus performant

« Nous allons positionner ce remorqueur à Sète sur le long terme », indique TSM à Mer et Marine. « On double la puissance du remorqueur qu’on remplace, en plus d’apporter un remorqueur de dernière génération qui permet de faire des manœuvres plus précises et plus sûres, pour nos équipages, comme pour le navire du client et le port. On pourra gérer des conditions météo plus délicates ».

Par ailleurs, ce remorqueur a été équipé d’une capacité FiFi (fire-fighting) de lutte contre les incendies, en complément de sa configuration de remorquage. Et ce, alors qu’un nouveau terminal pétrolier est en projet. « Il est intéressant pour Sète d’avoir une capacité d’intervention dans ce domaine-là. Quand on réfléchit à faire des investissements conséquents, c’est qu’on mise sur l’avenir du port, qu’on a confiance en lui et dans son développement. On essaie d’intégrer un maximum de besoins actuels ou à venir, de manière à nous permettre d’offrir le meilleur service possible sur le long terme », explique-t-on chez l’armateur qui emploie environ 130 salariés, dont au moins 110 marins. Ainsi, le port de Sète sera doté de trois remorqueurs avec des propulseurs azimutaux : les TSM Houat (63 tonnes), Molène (33 tonnes de traction, entré en flotte neuf en 2015) et Hans (27 tonnes).

Se positionner sur les EMR

Il s’agit de la deuxième entrée en flotte chez TSM cette année, après le TSM Ouessant. Ce dernier a été lancé aux chantiers Neptune, à Hardinxveld-Giessendam, aux Pays-Bas, en avril, et baptisé à Rouen en juillet. Navire DP2 (positionnement dynamique) de 36 mètres de long pour 15 de large, il est équipé de trois moteurs d’une puissance totale de 2910 kW, offre une capacité de traction de 44 tonnes et dispose de deux grues pour des opérations de travaux sous-marin.

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© MICHEL FLOCH

(© MICHEL FLOCH)

Ce navire polyvalent au faible tirant d’eau est destiné notamment au marché naissant des EMR (éolien offshore fixe ou flottant et hydrolien). « C’est un marché extrêmement dynamique sur des sources d’énergie d’avenir. Des parcs éoliens vont être construits dans les années à venir en France et on compte se positionner, ainsi que sur les parcs européens », explique l’armateur rouennais. En même temps, « on gardera toujours un équilibre avec la partie portuaire. Les ports sont un maillon essentiel de la chaîne logistique et c’est un métier sur lequel on a un savoir-faire important. Nous sommes focalisés sur le travail qu’on fait dans les ports avec nos clients sur du long terme, tout en se développant sur les énergies marines renouvelables, sans que l’un prenne le pas sur l’autre ».

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

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