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Confirmation de l'explosion du transport en mer, avec des navires restant de moins en moins longtemps à quai, sur des routes commerciales de plus en plus longues. L'analyse de 20 ans de données satellites a permis au laboratoire d'Océanographie Spatiale de l'Ifremer à Plouzané de quantifier précisément l'augmentation du trafic maritime à travers le monde. Entre 1992 et 2012, le nombre de bateaux observés a doublé. Leur densité, c'est-à-dire leur présence en mer, a pratiquement quadruplé en 20 ans. « La pression s'est particulièrement accrue dans l'océan Indien, notamment dans le golfe de Bengale, la mer d'Arabie et dans les mers de Chine », constate Jean Tournadre de l'Ifremer. En Manche et à l'approche de la Bretagne, l'augmentation n'a pas été aussi spectaculaire, mais a tout de même doublé, l'activité maritime suivant scrupuleusement le rythme de l'activité économique mondiale (stagnation du trafic entre 2008 et 2009).

Routes polluées 

Cette technique radar d'observation des obstacles sur mer a été développée à l'origine pour une meilleure connaissance de la dérive des glaces et des icebergs. L'analyse des images satellites permet de comptabiliser les passages et de représenter les grandes routes commerciales, avec des trajets qui ont également allongé ces 20 dernières années. Enjeux de sécurité, de pollution sur ces grandes routes maritimes, de pression anthropique sur le milieu (impact sonore pour les animaux marins)... Ces données ont dressé un état des lieux mondial de la navigation, en livrant l'image d'un espace naturel de plus en plus pressurisé.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

 

Un article de la rédaction du Télégramme

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